‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 95 sur 211 · A Vincent de Paul · texte numérisé non relu

A Vincent de Paul

Monsieur Vincent verra par la ci-jointe de mon père qu'il n'a pas encore conclu, et que le propriétaire de la maison dont nous étions convenus fait le difficile pour tirer quelque chose de plus. Je ne doute pas qu'à la fm il ne vienne, et nonobstant toutes les raisons de mon père, je ne puis conclure pour l'hôtel de Montgommery ', quoiqu'il y ait sans

2. La reine-mère prenait h cœur la fondation du sc^minaire, en vue de laquelle elle donna 60000 livres. Aussi le nouvel établissement reçut-il le nom de Sainte-Anne.

3. Une autre main a écrit sur l'autojjraplie : « De M. Bossuel, l'arcliidiaere, août 1660. >>

Lettre 4. — i. On voit que Bossuot et son pi'^re n'étaient pas du même avis sur le clioix de l'immeuble à acquérir. Le conseiller prél'érail l'hôtel de Montjçommcry h la maison dont s<in fils conseillait l'acquisition et que son |)ropriétaire mettait h un prix trop élevé. Cet liôtel appartenait aux Carmélites de Verdun, « par donation faite en leur faveur jiar Mme la comtesse de \lont|jommery pour les dots des

août 1660] DE BOSSUET. 263

doute beaucoup plus d'espace, parce qu'il y aurait trop à bâtir et que cela reculerait trop l'établissement. Si néanmoins Monsieur Vincent juge qu'il faille changer notre avis, il me le fera savoir, s'il lui plaît, afin que, par lordinaire de mercredi \ on mande à mon père une dernière résolution \ Il me sera malaisé d'aller à Saint-Lazare devant ce temps-là, étant extrêmement occupé*. Mais, si quelqu'un venait ici de sa part, nous pourrions conférer de tout. J'attendrai au jour et à l'heure que M. Vincent marquera. Je lui demande le se-

demoiselles Gabrielle Marie et A.ymée de Montgommery, ses filles, suivant qu'il est voulu par ladite donation passée par devant Tyran, notaire audit Verdun, le 26 du mois de juillet i635 ». Il était situé, paroisse Saint-Martin, rue du Neubour^, avec la façade sur cette rue, le derrière sur la rue des Huiliers, et d'un côté tenant à la rue Saint-Symphorien (Apud Emraery, op. cit.). Il avait été construit vers i48opar Nicole de Heu « avec une telle magnificence qu'il fut longtemps admiré comme le plus beau de la ville ». Il avait été acheté vers i6i5 par Gabriel, comte de Montgommery, époux d'Aimée de Ghastenay et père de François et de Philippe-Auguste de Montgomraery qui, en 1662, aliénèrent au profit du séminaire Sainte-Anne diverses terres provenant de la succession de leur mère (Emmery, op. cit., p. 187 et suiv. ; le baron d'Hannoncelles, Metz ancien, Metz, i856, in-fol, t. Il, p. 8 et 128).

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