‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie françaiseChapitre 1 sur 224 · Voir t. IX, p. 36a · texte numérisé non relu

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a. Nous ne savons pas si le Grand duc envoya ces portraits. Le fail

2 CORRESPONDANCE [juin 1698

très, qui sans doute seront très aises d'avoir avec eux des princes qui leur sont unis de si près par le sang et l'amitié.

Je n'oublierai pas, Monseigneur, les très humbles remerciements que nous devons à V. A. S. des offices qu'elle fait rendre à Rome par ses ministres à la bonne cause que nous soutenons. Votre piété est trop sérieuse et votre esprit trop solide pour n'improuver pas une creuse et vaine spiritualité.

Je prendrai bientôt, Monseigneur, la liberté d'envoyer à V. A. S. les derniers écrits que la nécessité et la vérité m'arrachent sur cette matière.

Continuez, je vous en supplie, Monseigneur, ces rares bontés à l'homme du monde qui reçoit avec la plus vive reconnaissance toutes les précieuses marques de votre souvenir et qui est avec le respect le plus véritable, Monseigneur, de V. A. S. le très humble et très obéissant serviteur.

J. Bénigne, é. de Meaux.

A ^ ersailles, le 16 de juin 1698.

171 4- — A l'Abbé Bossuet.

A Paris, 16 juin 1698.

Sur votre lettre du 27 mai, je dis hier à M. le nonce tout ce qu'il fallait pour lui faire connaître ce que vous m'écriviez sur le Pape et les cardinaux,

est qu'ils ne figurent pas dans l'inventaire dressé après le décès de

l'évèque de Meaux (Cf. Revue Bossuet, igoi,p. 227). Il est vrai que

l'abbé Bossuet s'était réservé plusieurs parties du mobilier de son oncle.

Lettre 1114. — L.a. n. s. Bibliothèque V. Cousin, à la Sorbonne.

juin 1698] DE BOSSUET. 3

et l'obliger à une lettre ' conforme à ce que vous m'avez mandé.

Vous recevrez avec cet ordinaire cinquante exemplaires du commencement de ma Relation, qui en comprend la moitié et toutes les lettres de M. de Cambrai avec son mémoire2, qui y est inséré de mot à mot. Il n'y a point de plus grande authenticité que d'imprimer tout cela ici à la face de toute la Cour. On voit bien qu'on ne l'oserait, si l'on [n] était assuré de deux choses : 1 une, de ne pouvoir être contredit ; l'autre, que le Roi et Mme de Maintenon le trouvent bon. En effet, tout leur a été communiqué, et j'ai réponse positive de 1 agrément3. Au surplus, M. le nonce a vu entre les mains de M. de Chartres le mémoire entier de la main de M. de Cambrai. Il m'a dit qu'il en avait écrit à M. le cardinal Spada, et qu'il l'avait assuré qu'autant qu'il en pouvait juger par l'inspection, c'était le propre caractère' de M. de Cambrai. On lui fer avoir encore une fois ce mémoire en original ; mais il n'y a rien à ajouter à l'authenticité de l'impression, où l'on dit publiquement et sans crainte d'être démenti que ce mémoire est transcrit de mot à mot, et sans y retrancher ou ajouter une seule parole : c'est ce que vous verrez à toutes fins dans les feuilles qu'on vous envoie. L'ordinaire prochain vous portera la

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