A Mrac d'Albert
A Paris, jeudi soir [2 octobre (?) 1698].
Ce que dit M. de Cambrai sur le sujet de la confession est incompréhensible, ma Fille. 11 sait bien en sa conscience que je ne lai jamais confessé1. Je ne sais ce qu'il veut dire de sa confession par écrit. Il n'articule rien de net, et il tâche seulement de donner l'idée d'un crime capital dont il m'accuse. Je répondrai sans doute, s'il plaît à Dieu, et en bref2. Je me souviens très bien du bon esprit et de la droiture de Mme de La Tour-Mau bourg3. Jamais homme n'a écrit plus artificieusement que M. l'archevêque de Cambrai, ni n'a été plus capable de soutenir l'étonnante cabale dont il est environné. C'est la cause
Lettre 1181. — L. a. s. British Muséum, ms. 2^421. Le mois et l'année manquent ; mais la lettre fut écrite un jeudi postérieur à la mort de l'abbé Dreux arrivée le 21 septembre, et précédant immédiatement le retour de Bossuet à Meaux ou le 5 octobre : on doit donc la dater du 2 octobre 1698 (Cf. Revue Bossuel, 25 décembre 1905, p. 100).