Dans la Relation sur le quiélisme, section IV
7. Le mot dont se sert ici Bossuet rend vraisemblable le trait rapporté par Ledieu (t. II, p. 2/J2). Parlant deFénelon, M. de Meaux dit tout net qu'il avait été « toute sa vie un parfait hypocrite ».
8. Admonilio generalis ad animarum directores, de orationis statu. Admonendi theologi ac doctores, ac piarum animarum directores,
ne motiva sive incentiva et incitamenta charitatis in praxi séparent: sed attendant verbis magni mandati charitatis, prout in Scripturis saciis continetur ejusque connexis. Neque in praecisionibus, subtilitatibus, argutiis christianam perfectioneni reponant; nec ambulent in magnis et mirabilibus super se, et Ecclesiae peregrinantis et cum Davide et Paulo aliisque propheticis et apostolicis scriptoribus ad patriam spirantis, orationes fréquentent. Devitent autem novas et
juin 1698] DE BOSSU ET. 2g
Croyez, encore un coup, que le parti est désolé et consterné, et qu'il n'y a plus de retour.
Vous verrez par le lardon de la gazette de Hollande, que je mets dans ce paquet, ce que M. de Cambrai fait débiter en Hollande. C'est un jésuite nommé Doucin9, qui envoie les mémoires.
extraordinarias locutiones, a piis lieet aactoribns nonnunquam usurpâtes, quibus indoctî et pravi liomines, his maxime temporibus, ad s 11 a m ipsorum aliorumque perdition em a busi sunt ; ae formam habentes sanorum verboruni, Sedisque apostolicae praecepta retinentes, mysterium ficlei saiietaeque orationis, quoad fieri potest, planis ac simplicibus, et in Scriptnra contentis verbis alque sententiis tradant. Non plus saperc quam oportet saperc, sed sapere ad sobrietatem (Rom., xn, 3). 9. Louis Doucin, né à Vernon, en Normandie, le ai août i65a. était entré dans la Compagnie de Jésus en 1G68, et s'y était fait une situation importante. Il avait accompagné en Hollande les plénipotentiaires cliargés de négocier la paix de Ryswick. Il fut le conseiller de If. de Bissy, successeur de Bossuet à Meaux. Il se signala par son zèle pour la bulle Unigenitas, et composa à cette occasion un certain nombre d'écrits. Il passe pour avoir été le premier auteur de la disgrâce du P. Codde, archevêque de Sébaste et vicaire apostolique dans les Pays-Bas. Son caractère remuant l'amena à faire une opposition très active au cardinal de Noailles, ce qui lui valut, sous la Régence, d'être exilé à Orléans. Là, il prit part à la rédaction de plusieurs pamphlets connus sous le nom de Tocsins, qui ont été recueillis sous ce titre : les Tocsins, avec les écrits et les arrêts publiés contre ces libelles violents et séditieux, etc., s. 1., 1716, in-8. Le P. Doucin mourut à Orléans le 21 septembre 1726. Ses principaux ouvrages sont: Mémoire touchant les progrès du jansénisme en Hollande, Cologne, 1698, in-12 ; Histoire du nestorionisme, Paris, 1698, in-4 : Histoire de l'origénisme, Paris, 1700, in-4- On lui a attribué sans raison le fameux Problème ecclésiastique (Le P. Sommervogel, Bibliothèque ; Ledieu, t. III, p. 332, et t. IV, p. 273, 27^ et 3o6 ; les Nouvelles ecclésiastiques, février 1730 et 1758, p. 110 ; Abrégé de l'histoire ecclésiastique, de l'abbé Racine, t. \III, Cologne, 175^, in-12, p. 076 : Dorsanne, Journal de ce qui s'est passé à Rome dans l'affaire de la Constitution Unigcnitus. Rome, 1703, 2 vol. in-^ ; Saint-Simon, t. XX, p. 333 à 335; t. XXII, p. iA5, etc. ; Buvat, Journal de la Régence. éd. Campardon, Paris, 1 865, in-8, t. I ; Picot. Mémoires pour servira l'histoire ecclésiastique pendant le XVIIIe siècle, édit. de i85~, 7 vol. in-8, t. I).
3o CORRESPONDANCE [juill. 1698
Il importe beaucoup de voir une fin.
La lettre pastorale de M. de Chartres réussit très bien10.
1722. — L'Abbé Bossuet a son Oncle.
Rome, ce Ier juillet 1698.
J'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'ccrire de Germigny, du 8e de juin. Vous aurez vu par ma dernière lettre que M. de Paris m'avait informé de la résolution du Roi touchant les gens attachés à M. de Cambrai, qui étaient auprès des petits princes. Vous croyez bien, après cela, qu'il n'y a plus ici personne qui doute des intentions du Roi : la plupart n'en doutaient pas dans l'âme, mais étaient bien aises de faire croire qu'ils en doutaient et qu'il y avait lieu d'en douter.
Le projet que je vous ai envoyé par le dernier ordinaire, est celui jusqu'à présent qui a le plus plu à la Congrégation et au Pape ; néanmoins il n'y a encore rien de résolu sur ce sujet précisément. Le Pape parla fortement à la Congrégation jeudi passé, pour la presser de trouver quelque expédient. Le cardinal Casanate proposa le mien, à l'exception de prescrire une demi-heure à chaque qualificateur pour parler, leur enjoignant seulement d'être le plus court qu'il serait possible. Le cardinal de Bouillon, qui n'avait pas désapprouvé ce projet quand je le lui communiquai, ne se presse pas de le faire suivre, et veut en proposer d'autres, qui sont tous rejetés, parce qu'ils ne paraissent pas à propos. Dans ces circonstances, j'ai cru devoir aller aux pieds du Pape pour lui parler là-dessus, en commençant par le remercier du zèle qu'il avait témoigné aux cardinaux, et de la manière forte dont il leur avait parlé, ce que je fis il y a deux jours; et je lui fis voir en même