Plantin à Fulvhis Ursinus
A Fulvio Ursino.
Monseigneur,
Suivant mes promesses précédentes, j'ay mis les fragments des poétriccs sous la presse pour les poursuivre, selon ccste monstre, jusques à la fin, que j'espère avoir dedans cejourd'hui en trois semaines au plus tard, Parquoy, si V. S. ne nous aura envoyé la dédicatoire, quant elle recevra la présente, j'estime bien que ne la pourrons pas recevoir, devant que d'avoir achevé l'œuvre entier. Au reste, j'espère que aurés maintenant receu mes autres, par lesquelles je supplioys Vostredicte Seigneurie de nous vouloir envoyer le Cassar corrigé avec ses fragments. Qui sera l'endroict etc. Le 21 fcbvrier 1568.
iio. — Plaiitin au Cardinal Granvelle, Très Illustre et Révéreiulissime Signeur,
Voici que, pour accomplir ma promesse, j'envoye à V. I. S. deux fcilles imprimées des fragments poétiques du Signeur Fulvius Ursinus, auquel il y a cejourd'hui huict jours, que j'envoyay la première espreuve d'iceux. J'espère de les avoir achevés dedans 3 semaines, et désirerois fort que je peusse, avant ledict terme, recevoir l'épistre dédicatoire pour achever l'œuvre tout d'un train.
Espérant au reste que V. I. S. aura reccu toutes mes précédentes et faict traicter avec le Signeur Manutius, Onufrius et autres bons Signeurs, la faveur desquels il a pieu à V. I. S. me procurer, je n'en répéterai pas ici quelque chose.
duant à nos labeurs, je continue aux œuvres par cydcvant commencées, en priant Dieu qu'il luy plaise nous conserver V. I. S. en santé et prospérité, telle qu'elle le mérite, au proffict de la république chrestienne et politique et me maintenir en sa faveur.
D'Anvers, ce 28 de febvrier 1568.
De V. lUustriss. et Révérendissime Signeurie le très humble, très obéissant et très affectionné serviteur.