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3. Antoine Contins, un des commentateurs du cours de droit civil publié en 1575 par Philippe Nutius, Plantin et Pierre Bellèrc, en six volumes in-foHo.
trespas (ce que je luy prie n'advenir). Car vous sçavés (et l'a}^ expérimenté par C3^-devant maintes fois à mon grand dommage) que, les personnes décédées, les héritiers ou tuteurs ne font pas souventefois grand compte d'acquiter l'âme ne la volonté des trtspassés, et aussi que ce ne seroit mon affaire que d'aller par delà soliciter mon payement. Voylà ce que je vous escrivois m'avoir donné occasion de demander asseurance par deçà et non pas aucunne défiance du payment durant vostrc vie.
Il est besoing d'advancer toujours l'argent du papier et de la besogne par chacunne semaine, en quoy toutefois je suis prest de m'acommoder à tout ce qu'il me sera possible, de sorte que l'une fois je pourois advancer et quelquefois pas. Ne pourries vous aussi advancer quelque somme, ou bien, si mieux vous semble, faire que vostrc argent fust ici en temps entre les mains d'homme qui me payast à la mesure que j'imprimerois chose dont voulussiés avoir part. Car, comme sçavés, le temps courroit toujours bien long avant que puissiés respondre et ordonner provision pour les payements, s'il estoit besoing de rescrire à chacune fois quand les livres seroyent achevés.
Ceci vous ay je voulu de rechef escrire à l'adventure, si n'aviés pas receu mes précédentes. Je vous envoyé ici de rechef aussi le catalogue de livres par moy imprimés et de ceux qui sont sous les presses, en vous advertissant que tout est à vostre commandement, en quelle sorte que le demandiés raisonnablement, de manière que, si voulés au comptant, je suis prest de faire tel rabat que la raison le veut, et, si voulés à terme, je vous envoyeray aussi cela que voudrés m'ordonner.
Qui sera l'cndroict où, me recommandant à vostre bonne grâce, je prie Dieu vous donner la sienne. D'Anvers, ce 22 jour de juin 1567.
Le vostre serviteur et amy C. Plantin.