‹ Correspondance de Christophe Plantin (volume 2)Chapitre 77 sur 204 · Plajitin à Fierté 'Daniel · texte numérisé non relu

Plajitin à Fierté 'Daniel

A Monsigneur Mons' P. Daniel

à Paris.

Monsigneur Daniel, Depuis le temps que de vostre grâce m'envoyastes les deux livres de Monsigneur Donatus, je n'ay sceu tant faire qu'aucun des visitateurs, ordonnés pour l'approbation des livres qui s'impriment par deçà, me voulût approuver pour bons lesditr. deux livrets, jusques au jour d'hier que, la court estant en ceste ville, la faveur de mes amis a faict que l'un desdits visitateurs ait entreprins de les lire et approuver, ostant ce qu'il trouveroit estre nuisible au temps etc., et m'a promis iceluy de m'expédier ceste semaine lesdits livrets. Ce que faisant iceluy, et les soussignant bons et ne contenans rien de contraire aux meurs, ne l'çsglise et

I. Pierre Daniel, avocat et commentateur d'auteurs classiques, publia VAuhiïaiia de Plaute, les commentaires de Servius sur Virgile, etc. Plantin n'imprima rien de lui. Il mourut en 1603.

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foy catholique, j'auray facilement le privilège de la cour pour la faveur des amis que j'y ay et de tout vous advertir.iy et feray tout devoir.

Quant à l'autre point dont demandés cstre incontinent adverti et acertenj, si j'ay reccu un Virgile commenté par ung d'Italie pour imprimer ; soyés asseuré que, passé jà quelques mois, Monsigneur le Cr.rdinal de Granvclle m'a envoyé de Rome un Virgile pour imprimer, lequel porte le tittre suivant Virgilius, coUatiom scripîorum grcecoruin illustratus, opéra & indiisiria Fidvii Ursini. Iceluy ay je commencé d'imprimer ces jours passés par le commandement et prière très instante de mondict Signeur le Cardinal de Granvelle, qui depuis m'a encores envoyé un autre livre en téologie pour imprimer, qui est Commentarius Gard. Seripandii Episcopi Salernitani etc. in Epistolam ad Galathas, lequel est aussi commencé. Reste, Monsigneur, qu'il vous plaise m'advertir de ce que me promectés par vos lecttres touchant le Virgile susdict^ au moins si c'est celuy que vous pensés et s'il y a chose en tel ou autre à f^iire qui me compète ou les amis, car je désire en cela et toute autre chose suivre la raison.

Qui sera l'endroict où me recommandant très humblement à vostre bonne grâce, je prieray Dieu vous maintenir en la sienne. D'Anvers, ce 22 juin 1567.

L'entièrement vostre à commandement

serviteur et amy

G. Plantin.

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