‹ Correspondance de Christophe Plantin (volume 2)Chapitre 99 sur 204 · Danielis · texte numérisé non relu

Danielis

2. Petronii lArbitri Massiliensis satyrici fragmenta restitida et ancta, e hibliotheca Johannis Sambuci. Plantin, 1565, 8°.

tionem cum annotationibus in dies tibi paro, si commodum fuerit excudere. Habeo et Varronis ad Papinianum sententias nondum vulgatas, atque Sexti philosophi pythagorici sententias christianas olim a B. Rhenano ' éditas, jam a me ex vetere codice emendatas, quse omnia, si cupis edere, mittam.

Quant aux œuvres de Duarenus, oultre ce que j'ay baillé a Mons"" Gifanius pour vous envoier, j'ay depuis retiré de quelq'amy le catalogue de quelques tiltres de droict expliquez par ledict Duarenus, lequel je vous envoie, afin que vous advisiez desquels vous avez faulte, et je ne fauldray à les vous envoier.

Sur ce, je me recommande à vos bonnes grâces, priant Dieu vous tenir en sa garde. De Paris, ce 20 de juillet 1567.

Vostre frère et amy P. Daniel.

Je désirerois fort que m'eussiez envoie ce qu'avez imprimé de Fulvius Ursinus, et vous promects de ne le monstrer à personne, et qu'il ne vous en sera aucunement faict tort.

I. Beatus Rhenaiius, né à Schlettstadt dans l'Alsace, en 1487 ou en 1474, mort à Strasbourg en 1547. Il publia de nombreux auteurs anciens annotés par lui ainsi que plusieurs livres de théologie et de pliilologie.

6i. — Plantin à Jean de Molina.

Par les Birckmans.

Signeur Jehan de Molina, Il m'a despieu et desplaît assés que je n'ay peu commencer et parfaire plus tost les Heures que m'avés commandé, et encores plus de ce que je les avois tant advancées, quand j'ay receu vos lettres du 20 d'avril, qu'il estoit impossible de les retarder ou délaisser sans quelque 60 fis de perle *. Parquoy je les poursuis et espère de les avoir achevées, au plus tard dedans trois semaines de ce jourd'huy. Je vous ay assés adverti par mes autres du nombre que j'en imprime [etj que tout est à vostre commandement, ainsi que je vous ay faict advertir par Arnoult des Birckmans et escrit en mes lettres du 7 du présent, avec lesquelles ]e vous ay envoyé la facture de la casse que je vous ay envoyé plaine des sortes de mon impression pour une cspreuve, ainsi que me l'aviés escrit par deux vostrcs lettres, de vous envoyer, lorsque les Birckmans vous ^nvoyerout quelque marchandise. Si vous pensés faire profict avec moy, me le commandant, vous serés obéi et vous feray tel prix et si raisonnable qu'il me sera possible.

J'espère de commencer,dedans peu de temps, le cours de [droit] canon, texte in 8"", avec les annotations, émendations et augmentations de tout ce qui est désiré audict cours es lieux où il est escrit, le tout selon les vieux exemplaires par Mons' Contins, jurisconsulte fort expert et lecteur du Roy. '

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