Tlantin à François T(ichardot
A très révérend Père en Dieu, Monsigneur l'Evesque d'Arras, ce 21 décembre 1568.
Révérendissime Signeur.
Estant retourné en mon logis, il me semble plus expédient, considéré la qualité deV. R. S., plus addonnée au faict et à l'exécution qu'à l'apparence et ostentation des choses, de faire au mesme instant tout simplement tellement relier cest exemplaire de Summa S. Thomas
I. François Richardot né à Morey, en Franche-Comté, en 1507, docteur en théologie de la faculté de Paris, successivement religieux augustin, puis prévôt à Champlite, professeur à l'université de Besançon, chanoine et écolâtre de S'c Gudule à Bruxelles, professeur d'écriture sainte à Douai, suffragant d'Arras, et, depuis 1561, évêque de cette dernière ville. Il mourut le 26 juillet 1574.
comme la constitution de l'air trop véhémente pour manier l'or me l'a permis, que, sous l'espoir d'une plus brave relieure, différer davantage de l'envoyer à V, R"'^ S., à laquelle je supplie de prendre en gré ce mien petit service et présent de nostre imprimerie, de laquelle je désire pouvoir sortir chose qui lui puisse estre aggréable et proffitable au public. De quoy, moyennant la grâce de Dieu, je ne doubte aucunement, pourveu qu'à V, j^me gie g|. >j^ ggj. semWables, c'est-à-dire aux personnages vrayement religieux, doctes et d'autorité deuement approuvée, il plaise nous employer et favoriser à nos labeurs assidus que je prétends estre voués au service de Dieu et de la respublique chrestienne, selon les ordonnances et conseils de nostre Roy, de son magistrat et de ceux à qui de droit il appartient, le trouvent expédient, selon les temps et nécessités occurrentes.
Parquoy, je supplie à V. R™^ S"^ qu'il luy plaise user demoy en tout ce qu'elle jugera que je ne seray du tout incapable et ainsi je mectray peine de luy satisfaire de tout mon pouvoir, priant Dieu qu'il la veille conserver en santé et bonne prospérité.