Plantin à François '^ichardot
Au Révérendissime Évesque d'Arras.
Illustre et Révérendissime Signeur,
Je me suis grandement resjouy d'entendre par les lectres de V. R""*^ S'^ qu'il luy ait pieu recevoir de bonne part mon petit service. Quant aux grandes Bibles, le corps d'icelles, grâces à Dieu, est achevé, mais je ne vo}^ pas que je puisse achever les appendances de huict mois, encores qu'à mes grandes charges et travail j'y besongne ordinairement à trois presses, fardeau qui me faict quasi perdre l'haleine, d'autant que, ce pendant, je ne puis pas non seulement faire les autres sortes, dont l'argent me reviendroit avec profict, mais aussi que je suis contrainct d'y employer encores, chaicun jour, plus