PI mit in an duc d'Albe
A l'Illustrissime et Excellentissime Signeur le Duc d'Albe etc.
Illustrissime Signeur,
Ayant cejourd'huy receu les lectres de son Ex" soussignées par V. 111. S'% j'ay faict incontinent tout devoir de m'enquérir de ce qu'il luy a pieu m'ordonner et, n'ayant icy rien sceu descouvrir, je ne laisse à poursuivre par lectres, tant envers ceux qui ont la charge des imprimeries es autres villes que par autres mes amis, pour sonder si je pourrois trouver quelque certitude de telle affaire, afin d'en advertir, cy-après, plus amplement Son Excellence très illustre, vers laquelle je supplie V.
m. S'^ m'excuser si, d'adventure, pour n'cstrc exercé d'escrire à tels Princes et Signeurs, j'auray commis quelque faute ou obmis quelque chose, tant aux tiltres qu'aux manières d'escrire, et que, pour ne tomber doresenavant en erreur, il luy plaise m'en faire advertir.
En quoy je me tiendray grandement tenu et obligé à V. 111""^ S'^ et dont j'espère n'estre jamais trouvé ingrat, et cependant je prieray Dieu, Monsigneur, qu'il luy plaise nous maintenir et faire prospérer V. 111' S'^ en bonne santé.
D'Anvers, le 13 may 1571.
De V. 111^ S''' le très humble serviteur C. Plantin.
277, — 'Plantin à Cornélius %çineri '.
(Plantin prie Reineri, au nom d'Arias Montanus, d'acheter un exemplaire de tous les livres anglais parus dans le courant des deux dernières années et spécialement celui qui traite des droits de Marie Stuart au trône d'Angleterre. Il lui recommande une discrétion absolue sur cet achat ; il lui remboursera les frais et à la première occasion il lui fera connaître de vive voix la raison qui le fait agir ainsi.)
S. P. Eximie M. N. obsecro ne mireris quod ego nunc ad D. T. scribam, sed paucis occasionem accipe et causam. Cum D. B. AricC Montano perspecta sit fidelitas et, ubi opus est, taciturnitas D. T., ipse mihi
I. Cornélius Reineri ou Reyneri, de Gouda, docteur en théologie, professeur à l'Université et président du Grand Collège, à Louvain, fut chargé, avec Augustin Hunnasus et Jean Guilielmius, d'examiner les différentes parties de la Bible Royale, avant que la Faculté de Théologie de Louvain y domiât son approbation.
mandavit ut ad te perscribereni et obnixe rogarem quatenus velles diligenter istic nobis quœrere et coemere ex omnibus cujuscumque argumenti libris Anglice, ubicumque ante duos annos quovis modo impressis, unum vel alterum exemplar, prxcipue vero unius qui iiescio quid pro Regina Scotias tractât^ quem audimus in Anglia olim disseminatum esse. In eo namque sunt puncta quasdam, qu^ ille vehementer cupit videre. Quas omnia vel singula ubi coemeris, vel alio quovis modo comparaveris, rogatum cupimus D. T. ut ilico, indicatis pretiis singulorum, ad nos per primum tutum nuntium mittere velit. Ego vero ilico pecuniam remunerari curabo et gratias habebimus maximas. Hiisc tamen omnia sub secreto confessionis manere debent, maxime vero quod nobis emantur. Postea vero prassens proîsenti causam, Deo favente, tibi soli indicabimus ; nunc vero dexteritate et silentio et diligentia in perquirendo et respondendo, non tamen pr:Ecipitantia, opus est.
Dominus Deus D. T. nobis et reipublicœ Christian^ diu servet incolumem.
Antverpic-e, 14 maii 1571.
Eximio doctissimoque M. N, Domino Cornelio Reineri Goudano S. Théologien Doctori et professori magnique Collegii Theologorum Pra^sidi vigilantissimo,ctc.
Lovanium.