Tlantin à Gilbert d'Ognies
Au très noble et R""" S" monsigneur l'Évesque de Tournay.
J'ay receu 50 patars pour le paquet des Catéchismes envoyés par cy-devant et, suivant l'ordonnance de V. très noble et R. S., je luy envoyé le Commune Sanctorum, déjà accompagné de ce qu'avons imprimé des Antiphonaires jusques à la Trinité, pour avoir les deux
I. Six Sermons sur l'explication de V oraison dominicale et aultres quatre sur l'histoire de l' incarnation de nostre 'Rédempteur Jésus-Christ, insérée au premier Chap. de 5' Ltic que Von dit communément V Évangile de Missus est : Tous faict\ en la ville de 'Douay par ïKessire Françoys %ichardot, Évesque d'xArr as. Plantin, 1572, in-8o.
exemplaires parfaicts de la partie Hyémale, et avec ce deux Missals en parchemin, desquels celuy du plus petit parchemin est de la première édition et vaudroit quarante florins; l'autre est de la dernière (qui n'a rien que des figures davantage) et cousteroit cinquante florins, le tout sans relier, asseurant V. R-"^ S'^ que je ne pourrois maintenant trouver tel parchemin audict prix, sans en rien compter l'impression ni autre travail et menues despenses que convient faire beaucoup plus qu'au papier. S'il est chose davantage que je puisse pour le service dé V.R™" S'% me l'ordonnant, je m'y employeray d'aussi bon cueur que je prie Nostre Seigneur Dieu la nous maintenir en bonne santé et heureuse prospérité. D'Anvers, ce 25 mars.
325. — Tlantin à Henricpetri \ (Lettre de recommandation donnée par Plantin à Louis Ferez et adressée à Henri Pétri.)
Henrico Pétri, S. P. Q.ui has vel reddet vel tibi tradi curabit frater est illius Marci Perezii - qui apud vos nuper diem suum obiit, vir cène omnium bonorum virorum commendatione dignissimus. Quare ego illum quanto possum animi aflectum tibi commendatum esse avidissime percupio
1. Henricpetri (Henri Pétri), fameux imprimeur de Bâle, né en 1508, mort en 1579, dirigea l'imprimerie fondée par son grand oncle Jean Pétri et continuée par son père Adam. Il avait étudié la médecine et fut anobli par Charles V.
2. Marco Perez, d'origine espagnole, riche négociant à Anvers, fut chef du consistoire des calvinistes et joua un rôle considérable dans les troubles de la religion. Son frère Louis, également négociant à Anvers, était en continuelle relation d'affaires avec Plantin.
et ro^o atque obsecro ut illum omnibus in rébus consilio et re, si opus fuerit, juvnre velis et, quicquid illi feceris, mihi prorsus reipsa prasstitum habebo, atque hac mea schedula propria manu scripta me tibi omnibus modis liberaliter satisfacturum polliceor et affirmo et proinde iterum rogo ut, si is vir aliqua forte summa pecuniarum indiguerit, ut nuUo modo dubites illi credere et statim, ubi vel verbo significaveris, ego bona fide curabo tibi restitui cum gratia débita. Hac in re si, ut spero, mihi gratificare dignatus fueris, tu me totum tibi et tuis obligabis. Vale
Antverpic-e, 2 aprilis 1572.
326, — Plantin à Mathieu Galenus \
(Plantin répète ce qu'il a déjà dit au doyen du collège thcologique de Douai et affirme qu'il n'a eu entre les mains que pendant une demi-heure le livre d'Aruch, le temps de le montrer à Gui Lefèvre et de l'envelopper de nouveau. Ce dernier savant, ayant terminé son ouvrao'e sur le Syro-Chaldéen et n'ayant pas le temps de comparer celui de Galenus avec le sien, ne voulut point le priver de son livre. Il n'a jamais reçu de lettres de Galenus auxquelles il n'ait répondu et n'a jamais rien appris de Vandevillius touchant cette affaire.)
Domino Matthaeo Galeno, etc.
Id quod pridemx respondi et dixi Domino Decano Colle^ii theologici Académie Duacensis idem nunc confirmo et sancte juro verissimum esse, nempe me
I. Matthieu Galenus, né à Westcapelle en Zélande, étudia à Gand, succéda à Guillaume Lindanus comme professeur à l'université d'Incrolstadt, devint plus tard prévôt de Douai et chancelier de l'université de la même ville. Il écrivit plusieurs ouvrages de théologie et mourut en 1573.
Aruch tuum nunquam diutius hnbuisse quam dum,pra^sente nuntio qui sarcinulam attulerat, aperirem et nostro Guidoni Fabricio ad hoc evocato ostenderem, quod semihorulaî spacio factum fuisse contenderim, atque illico cadem papyro et chorda rursus involutum et ligatum eidem nuntio qui attulerat reddidi et litteras nostras etiam ex tempore scriptas addidi, quibus idipsum quod jam hic dixi scribebam, causa addita, partim quod dictum Dominum Guidonem Fabricium jam ad finem perduxisset suum opus Syrocaldaicum, partira quod, cum illi tune non vacaret tuum cum suo conferre, nollemus tua studia et pios conatus retardare, maxime cum significares te non posse sine dispendio eo libro carere.Quare omni prorsus culpa me carere sentio et testor, neque me unquam litteras abs te ullas récépissé quibus non responderim memini. A D. Vandevillio ' vero de hac re nullas quod sciam unquam accepi.
I. Jean Vendevillius (Vandevillius, Vandewillius, Vande Wiel ?) naquit à Lille, le 24 juin 1527, étudia le droit à Paris et à Louvain où il conquit le grade de docteur. Il fut nommé successivement professeur de droit à l'université de Douai, conseiller et maître de requêtes au conseil privé du roi. Etant devenu veuf, il fut nommé évoque de Tournai. Il écrivit plusieurs ouvrages de droit et mourut à Tournai, le 15 octobre 1592.