Plant in à François Sonnius
(Plantin envoie la quittance du subside, accordé par l'évêque de Bois-le-Duc à l'imprimeur, pour publier la Cafena S. Thonne in quatuor Evangelia revue par Antoine de Sienne.)
25 febr. 1570.
R™° D. Episcopo Buscoducensi.
^m^ D. V, litteras, Buscoducis 20 hujus datas, accepi, quibus significat promissum mutuum paratum fore numerandum, ubi syngraphum misero, quod nunc facio. Poterit itaque illud mandare numerari D. Petro de Court, secretario civitatis Buscoducensis, cujus uxor, qu^ hic est, mihi promisit se illico dictum mutuum remuneraturam.
Ego Christophorus Plantinus, typographus, Antverpiiç habitans, fateor me, in favorem impressionis Cathericï S. Thomc^ in 4 Evangelia a Fr. Antonio Senensi emendatje a me faciendc^, accepisse mutuo a R™° in Christo Pâtre D. Francisco Sonnio summam trecentorum florenorum, quam ego poUiceor me redditurum abhinc duos annos, vel, impresso dicto libro, illi vel latori harum, ^quo pretio, daturum in solutionem, quos a me petierit libros, in mea officina extantes, in cujus rei testimonum hanc propria manu scripsi et signo manuali firmavi.
25 februarii anno D"' 1569.
21 6. — 'Plantin à Paul Mamice.
25 febvrier 1570.
Au S"" Paulo Manutio.
Je crois que^ pour avoir jà respondu et satisfaict^ de poinct en poinct, aux lettres de V. S. du 12 de décembre, la mesme response suffiroit aussi pour celles du 24 de janvier, que m'a délivrées le S'' Nicolas Signibaldi.
Si est ce que, pour mieux déclarer combien V. S. et messieurs les députés de l'imprimerie sont mal informés de mon faict, touchant l'envoy des Bréviaires que j'imprime, par la licence de V. S. S., je leur certifie de rechef que je n'en ay oncques envoyé, ni veux envoyer, en Espagne, qu'à la requeste de Sa Majesté, quelque 4 exemplaires et nuls en Portugal, et que je vends tous ceux que j'imprime, ici en ma boutique et point ailleurs, et que mesmes je n'en ay pas voulu envoyer pour vendre un seul exemplaire en ma boutique et maison que je tiens à Paris, et que mesme j'ay refusé d'en vendre quantité à quelques bons marchans Portugais qui m'en ont requis.
Et combien que je. ne me sens aucunnement obligé de refuser d'en vendre quelque petit nombre à (jeux qui les voudroyent achapter, icy en ma maison, ni avoir la puissance de leur défendre de les transporter où bon leur semble, si est ce que je m'asseure bien que je n'en ay livré à personne, grand ni petit nombre, qui les ait envoyés èsdicts païs d'Espagne ni de Portugal, à quoy je congnois que le rapport faict à Vos S. S. procède de quelque jalousie, crainte, soupson ou défiance vaine.
Au reste, croyés, magnifique S"", que je suis entière-
ment prest à faire tout service à Vos S. S., lesquelles je prie Dieu nous vouloir conserver, au profict de la république Chrestienne, pour laquelle vos labeurs sont très utiles et nécessaires.
D'Anvers.