‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 116 sur 398 · Plantin à Pierre Dupuis · texte numérisé non relu

Plantin à Pierre Dupuis

Sire Pierre Dupuis, Ayant receu vos lectres du 25 de juillet, j'ay par icelles entendu vostre désir et le propos touchant Jehan Desseran avec vostre oncle. * Et pour responce à icelles, saches que jamais je n'ay voulu faire accord avec vostredit oncle en faceon quelquonques, sinon pour la pareille, c'est à sçavoir que s'il vouloit avoir de mes livres, à quatre ft la rame, que je vouUois qu'il me baillast aussi les semblables sortes de formats et lettres des livres de Paris au mesme prix. Et que s'il vouloit avoir de mesmes livres à 25 ou à 30 pour cent, qu'il s'obligeast aussi de me faire prendre par qui bon me sembleroit ainsy, comme il est assés notoire par son obligation que j'ay encores de nos vieux comptes, par laquelle il est obligé de me délivrer tels livres que je vouldray prendre ou faire prendre à semblable prix et rabat, comme il me voulut faire à nosdicts vieux comptes, qui sont les derniers qu'avons faict ensemble, à quoy il sçait bien que je ne fus oncques de volonté de luy bailler, ni à personne du monde, autrement mes livres, sinon à la pareille ou au payement tel que j'avois faict avec Jehan Desserans, auquel il a grand tord de reprocher que, sans luy, il eust eu meilleur marché de moy, veu qu'il sçait bien qu'estant présent à conclure nos comptes, je ne luy voulu accorder autrement que pour la pareille, comme j'ay dict, et que depuis je ne luy ay respondu autre chose à toutes ses lectres, et mesmes que je le manderay ainsi audit Jehan Desseran.

Et quant aux cartes dont escrivés, cela ne me touche

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