‹ Correspondance de Christophe PlantinChapitre 239 sur 398 · Gaspar de Tartonariis à Plantin · texte numérisé non relu

Gaspar de Tartonariis à Plantin

Frère Cristofle. A vostre bonne grâce me recommande. Je vous ay escript, ces jours passés, et, à présent, je n'ay voulu laysser à vous escripre, vous ad visant de mon bon portemant, priant Dieu que ainsi soyt de vous et de toutte vostre mayson.

Quant à nos affaires des impressions, j'ay escript al S' Diego de la Pefia qu'il vous bagle l'argent, suivant nostre accord, et, quant au debte que je vous doibtz, par ma céduUe, tant de l'escheu comme du terme d'aust procham, je luy ay aussi escript qu'il vous le bagle, et qu'il le prenne à change sur moy, et je croys qu'il ne fera faulte à ce fayre, car je luy ay recommandé fort affectueusemant qu'il vous contante, car je sçay bien que vous avés affaire du vostre.

Mays je fusse esté bien nyse que n'eussiés procédé en la sorte avec ledict de la Pena. Laquelle chose me déplaict que luy ayés donné fâcherie, et me semble que n'y avoit occasion suffisante de procéder par justice, car il fault que entendiés et vous assuriés que, quant je vous debvray, je donneray ordre que soyés contant de moy, et, si je suys esté tardif à vous fayre payer l'argent de la cédule, a esté que mes lettres sont demeuré en chemin ; car, quant à l'argent des impressions^ ledict de la Pena dict que, ayant baglé 200 escus, que ne luy avés voulu bagler les Bibles de lettre nonpareîlle ny les Somma Silvestrina, et que, si ne luy eussiés refusé les livres, qu'il ne vous heust refusé l'argent. Parquoy, je vous prie. Sire Cristofle, que soyons amys et que trafiquions

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