Gilles Veys à Jean Maretus
A° 1570, le 16* novembre.
Frère et amy Jehan, Toutes humbles recommendations prémises, je vous envoyé su}rvant vostre advis les factures des balles n? 22, 23, 24, 25 et 26, combien que je les vous aye envoyées une fois par Hans le messagier, dès le 13*^ septembre. Le Sire Jehan Gassan m*a prié vous mander qu'il vous plaise luy faire ce bien de luy achepter douze aulnes de frize, aultrement Engelsche vrise^ de la meilleure, la plus forte, et de la plus belle couleur, sçavoir de couleur tanné ou aultrement brun, comme a esté la vostre qu'aviez achepté pour vous, passé cinq ou six ans, c'eçt pour luy faire une robbe de nuict, et les luy envoyer par le primier tonneau ou coffre que vous envoyerez, en luy mandant le pris qu'il vous rendra. N'estant la présente pour aultre, prieray l'éternel vous donner avec Mad°* vostre compfigne, en santé, bonne et heureuse vie, me recommandant, etc., sans oblier les filles de la maison et toute la famille. De Paris, comme dessus.
Vostre meilleur et comme frère amy
Gilles Beys.
3 fb douze s.
Adresse : Au S' Jehan MoretorflF, à
Anvers.
— 179 ~ 253. — Plantin à Stanislas Hosius.
(Plantin aurait été heureux d'imprimer les œuvres du Cardinal Hosius et s'apprêtait à mettre la main à l'œuvre, quand des circonstances imprévues vinrent l'en empêcher. Les héritiers de Steelsius en avaient commencé la réimpression et Jean Srinowsky, homme de confiance du Cardinal, avait engagé Plantin à remettre le travail, lui assurant qu'il répondrait ainsi aux intentions de l'auteur.)
Le 21 novembre 1370.
lUustrissimo et Reverendissimo Cardinal! Domino
Stanislao Hosio, etc.
Plurimae cène et paene insuperabiles difficultates me hactenus impediverant, 111"* et R™* Cardinalis, quominus ego, ut jam diu summis votis exoptaveram, aliquod indicium meae erga Tuam Celsitudinem observantiae, in doctïssimis et piissimis operibus tuis, qua potuissem diligentia, fide et elegantia, excudendis, declarare potuissem, cum ecce tandem, superatis illis omnibus et jam serio manum operi admoventi, iisdemque typis et papyro (sed folio integro), quibus olim Alani Copi nostri, hominis et doctissimi ita et candidissimi, deque republica christiana bene meriti , opus dialogorum edideram, incœpta editione nostra, aliud insperatum accidit quod me currentem impedit et remoratur, nempe impressio rursus incœpta a vicinis meis haeredibus defuncti Johannis Steelsii ; cujus spécimen visum non me ab instituto deterruisset, nisi nobilis viri D. Johannis Srinowsky, servitoris lUustrissimae Reverentiae Tuae, auctoritas intervenisset et me jam ad incœptum iter animum resumentem paenitus stitisset. Rogavit namque ut impressionem a dictis haeredibus suo et Matemi *