‹ Correspondance de H. de Balzac, 1819-1850Chapitre 41 sur 89 · CCLXXXVII · texte numérisé non relu

CCLXXXVII

h MADAME EMILE DE GIRARDIN, A PARIS.

Pari*. 2 août 1845.

Hélas! j'ai trois affaires qui me condamnent à chez moi. D'abord, l'état très-inquiciant d'une personne de mes amies qui s'est blessée, et pour laquelle il y a consultation de docteurs, où j'ai bien peur que chacun

CORRESPONDANCE. i M

ne prêche pour son sein!... Puis un cas grave survenu dans la vie d'une autre personne à qui je m'intéresse, et qui prend rendez-vous chez moi pour traiter cette affaire. Enfin, les Paysans exigent que je travaille toute cette nuit.

Ce qui me console, c'est de vous savoir entourée des tigres et des lions de la littérature, de poésie et d'esprit; et l'absence d'un humble prosateur, remarquable seulement par sa mine joviale, ne se fera pas sentir. Vous serez au milieu d'une pléiade; que feriez-vous, madame, d'un vendeur de pommes?

Autant de respect que d'amitié, c'est tout vous dire.

On a oublié de mettre ce petit mot dans le panier de pommes envoyé à la plus spirituelle et à la plus belle.

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