A MADAME EMILE DE GIRARDIN, A PARIS
Avril 1847.
Je ne vous savais pas en mal de feuilleton.
Je venais vous dire que je suis dans le même cas : pour 1° la Presse, 2° l'Union, 3° le Constitutionnel, et que je ne puis pas disposer d'un instant; car, outre l'emménagement de mes romans, j'ai le déménagement de tout mon mobilier.
Enfin, j'ai vu Emile, à qui cet article sur les trois ouvrages précédents est tellement indifférent, qu'il en veut trèspeu. Quant à moi, je n'en ai parlé qu'au point de vue des abonnés de la Presse, qui ne connaissent pas tous la tête dont cette petite nouvelle est la queue*. Vous savez que, pour ce qui me concerne, je n'ai jamais rien voulu.
Ici, l'impossibilité me prend à la gorge. Je suffis à peine à mes travaux, et je transporte ma bibliothèque lundi.
Gautier, connaissant le Père Goriot, les Illusions perdues et Splendeurs et Misères des courtisanes, voyait dans l'article en question matière à un grand feuilleton critique, narratif, etc. Mais remarquez que c'est à son point de vue,