‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de Sourdis archevêque de Bordeaux. Augmentée des Ordres, instructions et lettres de Louis XIII et du cardinal de Richelieu à M. De Sourdis concernant les opérations des flottes françaises de 1636 à 1642Chapitre 216 sur 226 · LETTRE DE M. DE LA VALLÉE. — JLILL · texte numérisé non relu

LETTRE DE M. DE LA VALLÉE. — JLILL

venus rendre depuis hier nous ont dit qu'il en entra encore une jeudi au soir, qui, avec ses rafraîchissements, porta lettres du marquis de Leganez , qui leur promet secours et de mer de terre dans huit jouis. C'est pourquoi M. de Lamotte est bien aise de la résolution que vous lui mandez avoir prise, d'aller demain à votre bord, estimant que, par votre présence, vous dissiperez les mésintelligences qui sont entre messieurs des vaisseaux et des galères, qui retardent le service, et ferez faire la garde si exacte que les barques n'y entreront plus. De son côté il se prépare à bien recevoir le marquis de Leganez, estimant de vous avertir de ce qu'il apprendra de leurs desseins de mer, vous prie de faire le même pour les choses de la terre, et moi, que vous me fassiez l'honneur de me croire aussi véritablement que je suis,

De la Vallée.

A Constantin . le j8 juillet 1641.

Comme je fermais cette lettre, quatre cavaliers montés et armés de cuirasses et carabines se sont venus rendre, qui ont assuré qu'il n'y a plus d'avoine ni d'orge pour les chevaux que pour six jours , et que s'il n'y entrait point de barques, les officiers auraient déjà parlé de se rendre, ne subsistant que des rafraîchissements qu'elles apportent.

M. de Lamotte-Houdancourt écrit à M. l'archevêque de Bordeaux , touchant l'arrivée de vingt galères d'Espagne à Vineros, et les préparatifs des gens de guerre pour les secours de Tarragone.

LETTRE DE M. DE LAM0TTE-H01DANC0URT a h. l'archevêque de bordeaux- Monsieur ,

Sitôt que mon trompette a été de retour, je n'ai voulu manquer à vous donner les nouvelles qu'il a apportées : il a trouvé le marquis de

0H2 LIVRE V. — CHAP. XJJ.

Leganez à Vioeros , où il a vu armer vingt galères , et a ouï dire qu'ils attendaient de» vaisseaux. Leurs troupes sont la plupart de l'infanterie à Tortose, et la cavalerie entre Tortose et Vineros, dont il n'a pu savoir le nombre. Ils font grand bruit de nous venir voir par mer et par terre. Vous savez mieux que moi ce qui se peut faire en mer; je vous donnerai tous les avis que j'aurai , je vous demande les semblables de ce que vous apprendre/. , et la grâce de me croire ,

Monsieur, votre , etc. •

Depuis ma lettre écrite, j'ai reçu une dépêche du capitaine Cabanié, par où vous verrez les nouvelles des ennemis et à quoi ils se préparent : ce pourrait bien être une feinte. Je m'assure que vous enverrez en apprendre des nouvelles. Selon ce qui arrivera , avisez en quoi je vous serai utile.

Au < ait«|> tle Constantin , <•«• lo juillet i6$i

M. de Bordeaux ayant courtoisement envoyé quelques rafraîchissements à M. Frederik Colon ua , prince de Botero, gouverneur de Tarragone pour l'Espagne , reçut la lettre suivante de ce général.

LETTRE DE M. LE PRINCE DE BOTERO

A M. L'ARCHEVÊQUE DE BORDEAUX-

Monsieur ,

Je vous baise très-humblement les mains pour le rafraîchissement de la neige et fruits qu'il vous a plu de m'envoyer, et le sentiment que j'ai eu de votre indisposition correspond à celui que vous me dites avoir eu de la mienne , laquelle est en état de vous pouvoir servir en ce qu'il vous plaira de me commander. J'ai vu ce que vous me signifiiez de l'incommodité qu'apporte ce siège. Comme je suis avec les mêmes résolutions propres à ceux de ma maison, j'attendrai le secours jusqu'à

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