A M. DE SABRAIS SUR LE SUJET DU COMTE FABIO ET DU SECOURS DE PARME
M. de Sabrait remontrera, s'il lui plait, à M. le comte Fabio Scotti comme sa majesté avait écrit à M. d'Émery <[u’il passerait à Turin pour concerter .vvec lui les moyens propres pour secourir Parme , ce qui eût été extrêmement néces.saii'c |X)ur y travailler, et pour cet elfet M. le maréchal de Créi(ui s’éUiit rciulii aupi'èsdcson altesse; mais nous avons eu avisée Lyon comme ledit sieur comte Faljio a pris une autre route, ce ipii nous a obligé d'envoyer la présente instruction.
M. de Parme nous propose deux chemins pour secourir les États de Parme : le premier moyen est de passer au milieu du Milanais; lequel moyen est impossible, puisrpie ce nombre, beaucoup plus faible que celui qu'ont les ennemis, ne peut tenter de passer par le trancherun que quinze mille hommes de pied et liois mille chevaux n’ont osé tenter;
L autre moyen est d'envoyer quatre mille hommes de pied et cin<| eents chevaux à la fiontièie de Moutferrat , et là qu’ils attendent les ordres de M. de Parme pour paitser.
Ce moyen est extrêmement dillicile pour les raisons suivantes :