‹ Correspondance de Henri d'Escoubleau de SourdisChapitre 70 sur 171 · DÉCEMBRE 163G · texte numérisé non relu

DÉCEMBRE 163G

A M. I.'ARCHF.VÈQUF. DE BORUEAUX- ' De Ruel, ce tléoembre i63d.

Monsieur ,

Vous êtes assez sensible aux iuléi'èUs de l'État pour juger combien l’anéantissement du d(»sein des îles aura vivement touché le roi et son éminence; la nouvelle en a été d’autant plus laide cjue toutes les précédentes, depuis trois mois, ne rejwissaient la cour que de hautes espérances de cette entreprise, seuH'iuit de cegi*and armement naval qui tenait tout le monde aux écoules par sa pi-cinicre entrée dans les mers du Levant; maisaous connaissez trop bien ce sujet extrcine de douleur j)Our qu’il faille employer ce papier à le vous exagérer , puisqu’après tout, c’est un malheur sans remède.

\ présent le roi voas mande à tous de vous appliquer au secours de l’amie, qui,.venantà réussir, réparera aucunement la honte du premier. \ celte lin, sa majesté ordonne à M. le maréchal de ^’itl•y de fournir les hommes portés par l’état ci-inclus, aux procureurs du pays , de donner le pain nécessaire pmr le passage et piur six jours de trajet pir terre , avec les munitions rwpiises jiour la sûreté, ayant à pisser à travers les ennemis; et l’intention de sa majesté est que l’aianéc navale serve au |)ort desdits quatre mille hommes, et que M. d’Harcourt et vous les conduisiez et favorisiiw leur descente aux lieux et autant de temps que vous en priera M. le comte Fabio Scotti. Il reste .H toute cette cour cette seule ressource de consolation, et à l'armée navale cette seule matière d’honneur d'avoir le plus contribué au secours d’un des principaux alliés de la France, en un temps où la difllculté dusccotu'sel la nécessité très-iu’gente le reiKlenl. d’autant plus considérable. Son éminence vous prie d’y apporter tout ce qui dépendra de vous et de votre crédit, alin qu’aussitût la présente i-eçue l’on embarque les soldats et l’on s’achemine à ce voyage. Elle a été un peu ctonuée de voir, dans un des raémoi res <{ue vous m’avezenvoyés, en dépense le frebdes vaisseaux qui passcmnl les troupes destinées audit secours , comme si une si grande Hotte ne |K>uvail pas .

seulement rendre ce serrice. La cavalerie n’y sera pas en si grand nombre (jue les flûtes cpie vous .avez ne paissent y sufliie. Ainsi , on espère <jue sans aucun retaixlement l’on exécutera le dessein de ce secours, et afin <pte les ti-oupes y aillent de meilleur courage, l’intention du roi est (jue l’on leur paie une montre en entrent dans le Parmesan, en envoyant à CCI elTel le fonds des troupes ^ fie l’ont ps de là. Achevez , s’il vous plaît, le reste, et me croyez, bien que dans une extrême amertume et blessé au vif de la maladie du bi(^,p^Uic,

Votre très-humble et trè^iireclionné serviteur.

De Noyers.

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