LETTRE DE M. DE GOURBON
A M. l'archevêque DE BORDEAUX.
De Cannes, ce 7 norembre i636t àieptiienret du soir.
J'ai cm T0IIB deroîr jnrerfiir^ à l'instant ^e je l'ai sa, comme ks
galères des ennemis , au nombre de (piarante-denx^ sent airiv^ à
Monrguesy à desaoni de mettre dans les iles deoat mUle cinq cents
hommes de renfort et cinq mille qcrâitaiix de biscuit. L'aris est cohh
forme à celui que je too» fis donner par Ferron ; si j'apfirends quel^pie
chose de plus particulier > je ne manquerai de vous dépêcher à m4me
temps. Cependant, je tous conjifre, monseigneur, de croire que je
profiterai de toutes les oeeaaions qui me pomroiit faire mériter la qua^
litë de,
Monseigneur,
Votre très^humble et très«-obéi8Sant serviteur,
CrOUREON.
A Hs' Tarchevéque de Bord^Hpc , primat d'Aquitaine , commandeur des ordres da roi , et chef da conseil de la marine de France , à Antibes.
M. rarchevêque de Bordeaux, prévoyant l'arrivée des galères espagnoles, et désirant d'y mettre obstacle, avait ordonné à M^ le comte d'Harcourt d'envoyer une escadre à Menton , port qui se trouvait sur la route dea ennemis , étaat situé près de Monaco ; mais M. le comte d'Harconrt n'obéit pas à cet ordre, représentant que ce serait trop diviser ses forces , et que d'ail-* leurs, les galères de M. du Pont* de Courlay n'étant pas arrivées, il lui était impossible de réunir des forces suffisantes pour s'opposer au passage des Espagnols. M. d'Harcourt appuya d'ailleurs ses refus de lavis nu)tivé des capitaines et pilotes de son escadre.
LErrRE DE M. LE œMTE D'HARCOURT