Moncassin (GsTs, canton de Mirande
DE MONTESQUIEU 2o3
dans ce pays-là, qui fût d'une bonne nature de bien et pût s'affermer. Ainsi je prie votre cousin de suivre "
509. — MONTESQUIEU A GODEFROY DE SECONDAT. Autographe. Arch. de La Brède.
A Paris, ce iS août lySo.
Mon cher cousin,
J'ai parlé à M. de Saint-Florentin : vous aurez du Roi le droit de prélation'; ainsi songez surtout à finir votre affaire irrévocablement et à retirer votre contre-lettre. Vous sentez bien qu'ayant présenté à M. le comte de Saint-Florentin votre contrat, qui est pur et simple, s'il se trouvait une contre-lettre, M. de Saint-Florentin pourrait croire que j'ai voulu lui en imposer, ce qui ne peut certainement être mon intention; ainsi, il serait bon que vous prissiez les détails tels que les demande le comte de Brie, à quoi vous m'avez marqué que vous étiez résolu. Je vous prêterais de l'argent, en ayant par occasion, mais je fais moi-même une acquisition.
Adieu, mon cher cousin, je vous salue et embrasse de tout m.on cœur, ma fille et mes petits-enfants.
Montesquieu.
A Monsieur, Monsietir de Secondât, seigneur de Camon, près la porte Saint- Antoine, — à Agen.
a) La fin manque.
I. Godefroy de Secondât avait demandé la remise du droit de prélation qu'avait le Roi sur la terre de Montagnac.