I. Barrillot le père
embarras, vu les orages qu'a essuyés la librairie depuis la guerre. Le succès de votre ouvrage et la générosité avec laquelle vous en usez sera une des meilleures consolations qu'il puisse recevoir dans cette occurrence.
Je reçois en ce moment votre lettre du 20, et n'ai que le temps de vous dire que j'agirai en conséquence. J'ai fait les légères corrections que vous m'indiquez au chapitre 3 du livre des Lois françaises ' avant que de le livrer. Ce que j'en ai vu me paraît à peu près tout neuf et très curieux. On peut dire de cet ouvrage : vi7'es acqiiirit eundo. Il est en vérité admirable. Ne nous refusez pas les Lois féodales, je vous en conjure. Je ne plaindrai point l'abbé pulvérisé- qui a voulu nous faire un savant roman sur l'origine de la monarchie française.
M. Mussard ne verra votre xxviiie livre qu'imprimé, car il est encore à Dijon.
Personne au monde n'est avec plus de dévouement que moi votre très humble serviteur.
J. Vernet.
P. -S. — Comme la presse roule vite à présent, vous aurez la bonté de ne pas tarder plus d'un mois à envoyer le reste.
A Monsieur, Monsieur le prêsidejit de Montesqîdeii, — à Bordeaux.