‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 300 sur 489 · M^= D'AIGUILLON A MONTESQUIEU · texte numérisé non relu

M^= D'AIGUILLON A MONTESQUIEU

Autographe. Arch. de La Brède.

Richelieu, ce lo [octobre ijSi].

Comment parler d'autre chose que du malheur de M. de Montferrand=? Nous ne l'avons su ici qu'hier.

1. Ce post-scriptum n'est pas de l'écriture de Milord Hyde. Sans doute est-il de l'abbé d'Aydie, qui vers cette époque se trouvait à Richelieu (Cf. ci-dessous, p, 3Q'i).

2. François-Armand de Montferrand, dont le fils venait d'être assassiné le 2 octobre, dans un faubourg d'Amboise, par un nommé Ouvrard.Cf. le mémoire publié dans les Archives historiques de la Gironde, t. XXVI, p. 5 1 1.

Depuis dix jours que j'y suis venue avec Milord',j'ai été presque toujours malade; il a pu vous le mander, Monsieur le Président; je suis encore gisante au lit. Nous le vo3'ons partir avec regret : c'est peu de nous avoir privés de votre société, vous nous enlevez ce qui pourrait nous en consoler. Mais il faut aimer ses amis pour eux et les préférer à soi : vous serez heureux de vous répandre. Qu'il vous ramène, ce sont là tous mes vœux et que vous me rappeliez quelquefois à son souvenir. Vous savez, Monsieur le Président, que vous êtes toujours présent au mien.

A Monsieur, Monsieur le président de Montesquieu, — à Bordeaux.

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