‹ Correspondance de Montesquieu (volume 2)Chapitre 367 sur 489 · MONTESQUIEU A LA BEAUMELLE · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A LA BEAUMELLE

Taphanel, La Beaiimelle et Saint-Cyr, p. 46 ; d'après l'original des archives des Angliviels'.

24 février 170 3.

J'eus l'honneur de passer hier chez vous, Monsieur, vous n'y étiez pas. Voici la déclaration^ que je veux faire au Nouvelliste ecclésiastique. Je vous prie de voir s'il y a quelque mot qui puisse vous faire la moindre peine. Comment consentirais-je à vous faire de la peine, vous qui êtes un des hommes du monde à qui je voudrais le plus faire plaisir?

Lorsque vous avez fait cette brochure, vous n'avez pas pensé qu'on me l'attribuerait; et si vous aviez pensé qu'on me Pattribuerait, vous ne l'auriez pas faite. Elle est si pleine d'esprit que l'on a cru que l'auteur avait été animé par la défense de sa propre cause.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur, avec les senti-

1 . Cette lettre a passé en vente en 1 864 (Vente Auguste de La Bouisse- Rochefort, 10-17 mai 1854, Laverdet expert, n°686). Cf. Revue d'histoire littéraire, 1910, p. 3i i.

2. Cette déclaration a paru, sous forme de lettre, en un placard imprimé;

Lettre de l'auteur de l'Esprit des lois à Monsieur*'*.

A Paris, ce 27 février 1753.

Monsieur, Le nouvelliste ecclésiastique, dans sa feuille du quatrièmede juin 1752, m'attribue une brochure in-douze de soixante-seize pages intitulée Suite de la défense de l'Esprit des lois. Il s'exhale en injures. Je n'ai point fait cet ouvrage ; je n'y ai aucune part. Vous pouvez faire imprimer ceite lettre. Je suis etc.

(Bibl. .Mazarine, 12222 B, toi. 3by.)

ments de la plus parfaite estime, votre très humble et très obéissant serviteur. Montesquieu.

Ayez la bonté de me renvoyer la déclaration; je n'ai que cette copie.

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