Valentin Jameray-Duval (lôgS-iyjS
2. G. Van Swieten (1700-1772), premier médecin de l'empereur, bibliothécaire et censeur impérial, c Montesquieu savait que c'était à lui que les libraires de Vienne devaient la liberté de pouvoir vendre l'Esprit des lois, dont la censure précédente des Jésuites empêchait l'introduction à Vienne... > (Guasco.)
3. € Cs nom n'a pu se lire, l'écriture étant effacée. » (Guasco.) — Lisez sans doute. M. de Sartirane.
De MONTESQUIEU 455
marquis de Saint-Germain; aussi n'est-il pas un ambassadeur piémontais'. Bien de ces têtes diplomatiques se pressent trop de nous juger; il faudrait nous étudier un peu plus. Je serais bien curieux de voir les relations que certains ambassadeurs font à leurs cours sur nos affaires internes.
J'ai appris ici que vous relevâtes fort à propos l'équivoque touchant la qualification de mauvais citoyen-. Il faut pardonner à des ministres, souvent imbus des principes du pouvoir arbitraire, de n'avoir pas des notions bien justes sur certains points et de hasarder des apophtegmes.
La Sorbonne cherche toujours à m'attaquer; il y a deux ans qu'elle travaille, sans savoir guère comment s'y prendre. Si elle me fait mettre à ses trousses, je crois que j'achèverai de l'ensevelira J'en serais bien fâché, car j'aime la paix par-dessus toute chose. Il y a quinze jours que l'abbé Bonardi m'a envoyé un gros paquet pour mettre dans ma lettre pour vous; comme je sais qu'il n'y a dedans que de vieilles rapsodies que vous ne liriez point, j'ai voulu vous épargner un port considérable; ainsi je garde la lettre jusqu'à votre retour, ou jusqu'à ce que vous me mandiez de vous l'envoyer, en cas qu'il y ait autre chose que des nouvelles des rues.
1 . c II avait été intimement lié avec M. le marquis de Breille, M. le commandeur Solar son frère et M. le marquis de Saint-Germain, tous les trois ambassadeurs de Sardaigne, le premier à Vienne, les deux autres à Paris, tous les trois hommes du premier mérite. »(Guasco.)
2. «Etant question de V Esprit des lois à un dîner d'un ambassadeur. Son Excellence prononça qu'il le regardait comme l'ouvrage d'un mauvais citoyen : c Montesquieu mauvais citoyen ! s'écria son ami. Pour moi, je regarde VEsprit des lois même comme l'ouvrage d'un bon sujet, car on ne saurait donner une plus grande preuve d'amour et de fidélité à ses maîtres que de les éclairer et de les instruire. » (Guasco.)