Cf. l'appendice I, lettre i
Il n'y a point de contradiction dans les lettres que je vous ai écrites et à M. de Marans. Il est certain que vous deviez à l'amitié qui est entre vous de lui faire part de la vente de votre charge, et il ne l'est pas moins qu'il ne convenait pas à l'état de ses affaires de vous payer 5, 200 livres par an; Tun et l'autre vont ensemble à merveille.
Malgré votre méchanceté, je suis véritablement affligé que vous ayez été grêlé, et j'espère encore que le mal ne sera pas aussi grand qu'on vous l'a fait appréhender. J'en serais d'autant plus fâché que vraisemblablement cette année les vins seront bien vendus, parce qu'il n'en reste plus de potables dans les pays étrangers. On dit que les Hollandais ont déjà retenu la moitié de ceux de Bourgogne.
M. Lefranc' vint me voir hier, mais je ne le chargeai pas de la commission que vous m'avez donnée, j'aime mieux m'en acquitter moi-même, et j'espère que ce sera avant la fin de la semaine prochaine, ma plaie allant aussi bien qu'elle peut aller. M. Le Blanc est hors de danger; il n'en est pas de même de la Reine, cependant les médecins en espèrent bien-. M"^ de Mareuil ne se porte pas trop bien, à ce qu'elle dit, cependant je vois qu'elle prend volontiers sa part des plaisirs de la Normandie, où elle est toujours 5; elle saura que vous vous êtes souvenu d'elle et vous ne devez pas douter de sa reconnaissance, car c'est le caractère essentiel de notre famille.
Adieu, mon cher baron, réjouissez -vous bien et