‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 173 sur 433 · MONTESQUIEU A BERWICK · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A BERWICK

Minute autographe. Arch. de La Brède.

Bordeaux, 23 août 17-20.

Je crois, Monseigneur, que vous êtes encore à Fitz- James, mais je ne vous crois pas encore consolé de la perte que vous et M'"" la maréchale de Berwick avez faite [de] M'"' la duchesse d'Orléans. Il me semble qu'il y a bien du guignon à avoir eu la faveur de tant de princes qui ne sont plus, et il n'y a guère personne qui ait eu plus que vous des malheurs de cette espèce.

Nous sommes ici dans la joie et dans les fêtes pour le rétablissement de la santé du Roi, et nous avons encore deux douzaines de fusées en réserve pour le rétablissement de la santé de la Reine.

Nous aurons cette année du vin digne de l'Angleterre; mon Dieu, qu'elle est triomphante! Je suis indigné de voir ces Anglais paraître en un moment dans tout l'univers.

L'argent commence ici à être un peu moins rare. Je soupire. Monseigneur, après le plaisir de vous voir et de vous donner tout à mon aise des marques de mon attachement et du respect avec lequel je suis, etc.

Monsieur le Maréchal de Berwick.

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