Cf. Voyages, II
de M'""' la princesse Trivulce. Il m'a dit avoir contracté grande amitié avec vous et je trouve qu'il a bien fait, quoique vous ne soyez pas général des armées sardinoises et que vous n'ayez pas cet ordre de chevalerie qui couvrirait la plus large poitrine qu'il y ait en Allemagne'.
Vous êtes en vérité très aimable avec les plaisanteries que vous avez faites avec M?" Lanti sur mon compte. Se peut-il que je coure le risque de ne jamais plus vous revoir et M"^ la Princesse? Cette idée est véritablement affligeante pour moi, et je me sauve dans l'espérance. Je vous prie de m'accorder l'un et l'autre quelque part dans votre souvenir. Donnez-moi quelque occasion de vous servir, je regarderai cejour comme le plus beau de ma vie.
Je suis, de votre Excellence...
Le Prince Trivulce.