‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 37 sur 433 · MONTESQUIEU A SARRAU DE VÉSIS · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A SARRAU DE VÉSIS

Autographe. Arch. de La Brède.

A Paris, ce -ib mai 1723.

J'ai, Monsieur mon très cher confrère, le dividende des trois actions et un dixième à cinquante livres par action, dont je vous suis redevable et à l'Académie'. Ainsi vous voyez que je les ai retirées. Je ne me souviens plus si, par l'accord passé entre nous et M. le duc de La Force, l'Académie a la jouissance du revenu de ce fonds; en ce cas, M"''' de Montesquieu vous paiera cent cinquante-cinq livres, sinon je les remettrai de la manière et à la personne que l'Académie m'ordonnera. Je n'ai pas pu joindre le duc de La Force qui est à la campagne et je ne puis aller le trouver; ainsi, j'espère que vous aurez fait écrire directement le secrétaire.

On nous mande ici que M. Boucher^ avait trouvé le visage de Galeteau fort plaisant. J'espère partir vers le i5 ou la fin du mois prochain et je vous assure que j'aurai un grand plaisir de vous embrasser. Les applaudissements augmentent pour Inès^' et la critique se tait. Le parterre pleure dans les endroits où il avait ri. Embrassez, s'il vous plait, bien fort de ma part MM. de Caupos, de Gascq, Barbot. Quand vous écrirez à Monsieur votre frère, faites mention de moi. Je vous embrasse mille fois, mon très cher confrère.

1. Montesquieu, Caupos et Sarrau avaient, avec l'agrément de l'Académie, employé le reliquat de la somme destinée par La Force à l'acquisition d'un hôtel (cf. p. 14, notej à l'achat de trois actions et six dixièmes {Reg. mss de l'Académie, I, 81).

Page 1