‹ Correspondance de MontesquieuChapitre 427 sur 433 · MONTESQUIEU A GUASCO · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU A GUASCO

Lettres familières (XXI), p. 85. — Laboulaye, VII, 295.

De Paris, 4 mai 1747.

Je VOUS donne avis, victorieux abbé, que vous avez remporté un second triomphe à l'Académie'. Je n'ai point parlé de votre affaire à M"'^ d'Aiguillon, parce qu'elle est partie pour Bordeaux comme un éclair; elle n'est occupée que du franc alleu^: tout doit céder à cela, même ses amis.

Je vous donne aussi avis qu'au commencement du mois prochain l'ouvrage en question sera fini de copier. Je suis quasi d'avis de le mettre in-i2: ce que je vous enverrai formera cinq volumes, distingués dans la copie. Ayez la bonté de me mander où il faut que je vous adresse le paquet. Je

1. Avec la Dissertation sur l'autonomie des villes. Cf. la lettre 343.

2. Allusion à l'atî'aire de la famille d'Aiguillon contre la communauté de Madaillan. Cf. Tholin, ViUe libre et barons, essai sur les limites de la juridiction d'Agen... (Paris, Agen, 1886, in-8»), p. 128 et suiv.

compte recevoir votre réponse avant que l'on ait fini; ainsi vous ne devez pas perdre de temps à m'écrire, et à me mander où vous serez tout le mois de juin. Je suis bien aise que votre santé soit meilleure; votre esquinancie m'a alarmé.

Adieu, mon cher ami.

A Vabbê comte de Guasco, — à Aix.

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