‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 100 sur 320 · Poussin a Cass. del Pozzo. (Coll. Alf. Morrison · texte numérisé non relu

Poussin a Cass. del Pozzo. (Coll. Alf. Morrison

Ail ///«? et Reu'^° Sig^' et Prôn mio oss'^f il Sig^ Abbate di Cauore

In Roma.

111™° et Reu™o Sig. mio Scrisse à VS: Illf? délia mia partenza di Parigi come ancora del mio arriuo in Leone, di Auignone et di Marsilia hauerei fatto il medesimo se l'occasione ni si fusse trouata adèsso che per la grazia d'Iddio mi ritrouo in Genoua sano et disposto l'in-

1. Ce fragment nous est signalé par M. Alexis Pitou, agrégé des lettres au lycée de Caen. Il a été publié en fac-similé dans le Magasin pittoresque de i856, p. igS, comme un « ancien brouillon de lettre », au verso duquel Poussin a dessiné deux esquisses de la Conversion de saint Paul (voir lettre du i5 mars i638). Ce papier fut communiqué au Magasin par M. Desperets.

2. Cette date du fac-similé est fautive, puisque Félibien dit expressément (p. 35) que Poussin « arriva à Roma le 5 novembre ». De plus, novembre ne peut pas être un lapsus pour octobre, puisque Poussin écrit de Gênes le 22 octobre, — ni pour septembre, puisque le 21 septembre il se trouve e:jcore à Paris.

•3. Lettre inédite communiquée à M. de Chennevières par M. Thibaudeau. Aujourd'hui, chez M. Alfred Morrison, Fonthill House, Wilts.

drisso questà due riglie perché questo credo esser molto del debito mio et accio ella sappia che per tutto doue io mi ritrouo puo ben credere di hauere (se bene debole di forza almen d'affetto) il più feruente seruitore di qualunquè se gli dedicasono mai per questo rispetto délia mia deuozione la prego di continuarni nel honor de suoi favori et col fine gli bagio le mani

DI : VS : Ill'pf e Reu-pf Hum*?.» Ser^^ Nicolo Poussin Di Genoua 22 ottobre 1642.

A l'Ill'"^ et Rev""^ Seig^^ mon Patron très honoré^ le Seig^ Abbé de Cavore, à Rome.

Mon Ill-pf et Révnie Seig"" J'ai écrit à V. S. 111"" lors de mon départ de Paris comme encore à mon arrivée à Lyon; à Avignon et à Marseille, j'aurais fait de même, si l'occasion s'en fut trouvée. Aujourd'hui que par la grâce de Dieu, je me retrouve à Gênes sain et dispos, je vous adresse ces deux lignes, que je crois être de mon devoir strict et afin que vous sachiez que partout où je me trouve, vous pouvez bien croire avoir le plus fervent serviteur de tous ceux qui se donnèrent à vous (bien que débile de force, au moins solide d'affection); par ce respect de mon dévouement, je vous prie de me maintenir dans l'honneur de vos faveurs, et enfin je vous baise les mains

De V. S. Ill"" et R"»»

Le très humble Ser"":

Nicolas Poussin.

De Gênes, le 22 octobre 1642.

1642] DE NICOLAS POUSSIN. l85

Page 1