Phrase ajoutée, en très fin, dans la marge
2. Dans les deux cas, Poussin avait d'abord écrit, peu lisiblement d'ailleurs, Lavrillière, puis il effaça et surchargea par : Noyievs.
1639] DE NICOLAS POUSSIN. l5
choisi la demeure de la ville et non point des champs, où principalement vous demeurés : car sans vous, cher ami, je vivrois déconsolé. C'est pouquoy vous prirés de ma part Nostre dit seigneur, qu'il luy plaise me faire ordonner quelque pauure trou, pourueu que se soit auprès de vous.
Du reste. Je m'en vas mettre la main à la plume pour remersier Monsieur de Noyers et nostre bon ami monsieur de Chantelou pour qui je trauaille auec grand amour et soing et crois, dieu aydans, qu'il sera content de mon fet.
Je vous suis au reste obligé pour toute ma vie.
de Rome ce disneuf de feburier 1639. Poussin.
Deux ou trois mois deuant que de partir, je vous escriray de plusieur chose, et qui je méneray quand et moy, car plusieurs s'offrent.
J'escriray ausi à monseigneur de Noyers pour toucher un peu de quibus pour mon voyage. Du reste commandés icy que vous serés serui.
Dieu vous maintiene en vostre prospérité jusques à ce que vous en soyés las'.
Vous deués auertir Monseigneur de Noyers pour* son*honneur*touchans les peintres Italiens que l'on mande pour aler en France, qu'il ni en face point aler de moins suffisants que les François qui y sont, car j'ay bien peur que les bons ni aillent pas, mais quelques ignorants autour desquels les François s'abusent très grossièrement, et dieu voille que aulieu
I. Écrit à la façon d'un distique, avec beaucoup de marge à gauche.
l6 CORRESPONDANCE [iÔSq
di faire cognoistre la vray peinture, il n'ariue tout le contraire.
Ce que je dis c'est en homme de bien car je cognois for bien ce qu'il y a en leur sac.