‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 238 sur 320 · I. Post-scriptum en marge, verticalement · texte numérisé non relu

I. Post-scriptum en marge, verticalement

la main à vostre vierge en grand le plustost que je pourrei et si elle estoit fette maintenant vous pouués vous assurer que trèsvolontiers j'embrasserois le subiect que vous me proposés de la Conuertion de S» Paul vostre Patron car outre que le subiec est trèsbeau je ne scaurois rien faire pour personne qui cognoisse si bien que vous les choses bien fettes. Si j'eusse sceu que cette pensée vous fust venue, je ne me serois pas si fort engagé comme jey fet auec des personnes que je vous pospose' de bien loing — mais un peu de temps me fera contenter l'un et l'autre.

Jei fet l'un de mes portraits et bientost je commencerei l'autre Je vous enuoyerei celuy qui réussira le mieux, mais il n'en faut rien dire sil vous plaist, pour ne point causer de jalousie. Je vous remercie de vos nouuelles lesquelles je ne peus contréchanger ni ayant rien encore en évidense de ceque ses Messieurs icy ont conseu. L'on continue de faire des Soldars que l'on enuoye à Bollogne et à Castres mais l'on croit que se soit une fainte*. Les Vénitiens disent auoir deffet l'armée naualle du Turc'. Amen. Monsieur Vostre trèshumble et trèsobéissant

Seruiteur Le Poussin

t. Latinisme : des gens que je place bien loin derrière vous.

2. Confirmé par Gueffier, lettre du 14 juin 1649. — ^^ feinte consistait en ce que le pape en voulait surtout à Piombino, que les Français tenaient depuis 1647.

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