‹ Correspondance de Nicolas PoussinChapitre 276 sur 320 · Au-dessous de l'adresse, en petits caractères : franc · texte numérisé non relu

Au-dessous de l'adresse, en petits caractères : franc

l658] DE NICOLAS POUSSIN. 447

Je ne vous direi rien sur l'opinion [d] que vous auez eue de mes premiers et derniers ouurages vous aués le Jugement trop clair pour vous tromper. Si la main ' me vouloit obéir J'aurois quelque occasion de dire ce que Temistocles dit en soupirant sur la fin de sa vie, que l'homme finit et s'en va quand il est plus capable ou quil est prest à bien faire — Je ne pers pas courage pour cela car ce pendant que la teste se portera bien (quoy que la seruante soit débile) elle luy fera tousiours obseruer^ les melieures et plus exellentes parties de ce quelle fait profession.

Jei aresté la disposition de la Conuersion de St paul et la dépendrei en temps d'élection.

Incontinent que le commerce sera restitué je vous enuoierei vostre vierge en Egipte comme tant de fois je vous ai promis.

Jei témoigné le déplaisir que vous auiés eu de la mort du Cheuallier du Puis à M"; son fraire qui en a pleuré de tendresse il a succédé à l'ordre de Cheuallier cela estant afecté à leur maison^ il vous remercie et vous baise un million de fois les mains et moyqui serei tant que je viurei

Monsieur Vostre trèshumble et irèsobéissant Seruiteur Le Poussin.

Je remercie très humblem'.

1. Louis Fouquet au surintendant, 2 août i655 : « Quoy qu'on dise que sa main tremblante ne rend plus ses ouvrages si beaux, c'est néanmoins une médisance, et il travaille mieux que jamais il n'a fait, et plus juste. »

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