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DÉCRETS DE LA S. C. DANS LES CAUSES DE CANONISATION

Approbation du culte immcmorial rendu au B. j'aur , Bcncdiclin et Evêque

Hongrois.

Ce saint évèque illustra , dans le onzième siècle , le siège de Funfkirchen. Ses vertus lui méritèrent la vénération du roi S. Etienne el de son fils Emeric. A la mort du roi , les infidèles persécutèrent les chrétiens , et chassèrent l'évêque de son siège. Il retourna au milieu de son troupeau dès que la persécution eut cessé ; il s'appliqua à en fermer les plaies , el convertit un grand nombre d'infidèles. Il passa plus de 30 ans dans les travaux de l'apostolat et dans la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Illustre par ses miracles , il mourut vers Tan 1070. La réputation de sa sainteté lui fit décerner le culte public et ecclésiastique aussitôt après sa mort , ou certainement peu de temps après. Quoique les monuments de l'église de Hongrie aient péri en grande partie dans les guerres continuelles auxquelles ce pays a été livré , surtout avec les Turcs qui le ravagèrent pendant 150 ans , et brûlèrent les églises et les bibliothèques , on trouve pourtant encore plusieurs historiens qui parlent de l'évêque Maur comme d'un bienheureux et d'un Saint. La tradition de la nation hongroise l'a toujours coîisidéré comme tel ; ce qui prouve en quelque manière que le culte public , qui lui fut décerné dès les premiers temps , n'a pas été interrompu. On a plusieui's de ses images avec le titre de bienheureux. Des missels imprimés en 1534 le mentionnent. Sou nom est dans les martyrologes. On a des écrits sur sa vie sainte. L'évêque actuel de Funfkirclien , regardant avec raison ces choses comme des signes indubitables du culte public et ecclésiastique décerné de temps immémorial au B. Maur, demanda à la S. C. par l'organe du P. Alexandre Kamp , déiiniteur général des conventuels , l'approbation formelle de ce culte. La S. C. réunie au Quirinal le 22 juillet 1848, ayant examiné toutes

choses mûrement , sur le rapport du cardinal Altieri , et sur Tavis du promoteur de la foi , jugea devoir répondre : Constare de casu excepta a ilecretis Sa. Me. Urbani Papœ VIII. La réponse fut approuvée par Sa Sainteté le 4 août.

Approlmtion du culte immémorial de'cerné an B. Damien Furcheii , Dominicain.

Né dans le diocèse de Savone au commencement du 15" siècle, il mourut le 31 décembre 1484, après avoir donné l'exemple de toutes les vertus religieuses. La réputation de sa sainteté et les miracles opérés par son intercession, lui firent décerner le culte public et ecclésiastique vers la fin du même 15" siècle, ainsi que le prouvent les images avec auréoles et le titre de bienheureux. Les écrivains des cent ans postérieurs témoignent de sa sainteté, et le nomment bienheureux. Les habitants de sa ville natale ont déposé qu'ils lui ont toujours entendu donner le même titre, et qu'ils ont vu ses images exposées à la vénération des fidèles. Ces preuves , que le culte public et religieux a toujours été décerné au B. Damien depuis l'époque de sa mort jusqu'à nos jours, portèrent le général de Tordre, François Vincent Ajello, à solliciter auprès de la S. C. l'approbation formelle de ce culte. Dans la séance du 6 septembre 18-47, la S. C, sur le rapport du cardinal Spinola et après avoir entendu le promoteur de la foi , répondit dilata cl coadjuventur prohationes. Les défenseurs ayant ensuite donné de nouvelles preuves de ce qui concerne le culte ecclésiastique , la cause fut proposée le 22 juillet 1848, par le cardinal Patrizi. Après mûr examen , et après avoir entendu le promoteur de vive voix et par écrit , la réponse fut constare de casu excepto a decretis Sa. Me. Urbani Papœ VIII. Le décret reçut l'approbation de Sa Sainteté le 4 août.

Introduction de ht cause du V. François de Chisone , Fran

ciscain.

Il naquit en 1777 dans la ville de Chisone, diocèse d'Ajaccio, et il passa sa jeunesse dans la pratique de la piété et dans une grande pureté de vie. Conduit à Rome par une providence particulière, il se sentit appelé à mener une vie cachée en Dieu avec J.-C. , et il prit l'habit des Mineurs de l'Observance le 28 décembre 1799. 11 fit son noviciat et sa profession dans le couvent de Civitella, qui est dans le district de Subiac. Ce qui est remarquable dans sa vie, c'est son refus d'être élevé

aux ordres sacrés; il voulut iniilcr en cela S. François d'Assise, et il demandait tous les jours à Dieu une maladie incurable qui rempêchàt d'être {iromu aux ordres sacrés; son humilité lui faisait regarder la dignité et les fonctions du sacerdoce comme trop élevées pour lui. Sa prière fut exaucée ; Dieu permit que son serviteur fût tourmenté d'une maladie incurabie dont la violence paraissait souvent devoir lui ôter la vie. Il disait que cette maladie était une miséricorde particulière de Dieu; il en profita pour sa sanctification. Les souffrances lui servirent à marcher courageusement dans les chemins delà perfection religieuse; et quoique accablé par la maladie, il se soutint dans la pratique de toutes les vertus. La patience avec laquelle il supporta ses maux fut surhumaine et miraculeuse. Il y succomba enfm, et le 24 janvier 1852, ayant reçu tous les secours de la religion, il fit une mort précieuse devant Dieu. La réputation de sainteté qu'il avait eue dans son ordre et au <iehors s'aiigmenta de jour en jour. Il fut bientôt nécessaire de commettre ;i l'ordinaire du district de Subiac des informations juridiques sur la vie, la réputation de la sainteté, les vertus du F. François de Chisone, ainsi que sur les miracles qu'on disait opérés de Dieu par son intercession. Ces informations de l'ordinaire terminées. Sa Sainteté dispensa du laps de dix ans à dater du commencement de l'instruction, ainsi que de l'intervention et du vote des consulleurs, et de la révision des pièces. En conséquence, dans la séance du 25 septembre 1848 , sur la demande du P. François de Lacques, postulaleur général des causes des Mineurs de l'Observance, le cardinal Altieri proposa le doute : An sit signanda commissio introductionis causœ ejusdem Venerabilis Servi Dei, in casu, et ad effectum de quo agitur? La S. C. ayant examiné mûrement toutes choses et entendu le promoteur de la foi, répondit : Signandum esse cornmissionem , si sanctissimo Domino nostro placucrit. Sa Sainteté confirma la réponse le 27 du même mois, et signa de sa main la commission de rintroduction de la cause du Vénérable François de Chisone.

— La S. C. rendit le même jour un décret pour introduire la cause de la V. Marguerite Crucifiée, religieuse du tiers-ordre de S. François, à Naples. Née en 1782, elle mourut en réputation de sainteté le 16 dé- ( embre 1825.

Décret dans la cause du V. Paul de la Croix, et dans celle de la V. Marie des Anges, Carmélite.

Dans la séance du 25 septembre 1848, le cardinal Lambruschini, raj)porteur de la cause de la Béatification du Vénérable Paul de la Croix, fondateur des clercs réguliers de la Sainte Croix et Passion de N. S.

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J.-C. proposa, sur la demaiule du P. général du même institut et postulatcur de la cause, le doute suivant : « Conste-t-il de la validité du procès apostolique fait dans le diocèse de Sorano, les témoins ont-il-; été examinés régulièrement, les preuves ont-elles été produites légitimement dans le cas, et pour l'effet en question? » Après avoir entendu le promoteur de la foi, qui donna son avis de vive voix et par écrit, !a S. C. répondit qu'il constait de la validité de ce procès. La réponse fut approuvée par Sa Sainteté le 27 du même mois. ' ■

Sur la demande du procureur général des carmes réformés, qui est postulateur de la cause de la Vénérable Marie des Anges , religieuse carmélite du couvent de Sainte-Christine à Turin, le cardinal Lambruschini, rapporteur dans cette même cause, proposa le doute suivant : « Conste-t-il de la validité du procès apostolique fait dans le diocèse de Castellane au sujet d'un miracle, les témoins ont-ils été examinés régu-' lièrement, les preuves ont-elles été examinées légitimement dans le cas et pour l'eft'et en question? » La réponse aflirmative fut approuvée pai' Sa Sainteté. 23 et 27 septembre 18i8.

Confirmation du culte immétnori al rendu h la B. Hélène d'Udine, et an B. Pierre-Jacques de Pesaro.

La B. Hélène vécut dans le 14" siècle. Elle appartenait à la famille ^alentini, d'Udine. Après la mort de son mari, François Cavalcanti, de Florence, elle entra dans le tiers-ordre de S. Augustin. Sur la demande de l'évêque d'Udine, et sur l'instance du P. Primavera, postulateur général des causes des SS. de l'ordre de S. Augustin, la S. C. confiiina, le 23 septembre 1848, le culte immémorial décerné à la B. Hélène.

Le B. Pierre-Jacques , de Pesaro , vécut aussi dans le même 14^ siècle. H fut dédié à Dieu dès son enfance, et il prit l'habit des ermites de S. Augustin. Après avoir étudié la philosophie et la théologie dans le couvent de Pesaro, il les professa à Pérouse. Etant de retour à Pesaro, il demanda et obtint de pouvoir se retirer dans le désert sanctifié par S. Nicolas de Tolentino, qu'il se proposa pour modèle, et dont il imita les vertus. Le culte public lui ayant été décerné depuis l'époque de sa mort jusqu'à nos jours , et le P. Primavera ayant demandé la confirmation de ce culte, la confirmation fut concédée par la S. C. le 23 septembre 1848.

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Approbation de deux miracles daiis la cause de héalificalion du V. Pierre

Claver.

Inler elcclos Sancli Loyolensis Palriarchre Alnmuos ab adolcscentia sua conmimeratus Ven. Petrus Claver e Catalaunine regno, quo vocanti Deo in societate fidelem se ministrum exhiberet interposita fide, virlutes omiies adeo et indesinenler excolere cœpit inter assiduas corporis afflictationes, ut illarum apieem brcvi ac féliciter sit assequutus.In frequenti cordis recogitatione ante Deum, dum secuin mente non semel recoleret, multos adhuc apud îndos , Manros praesertim , infidelitati obnoxios , ardorc charitatis fervescens illud sibi audire visus est : « messis quidcm 1) milita , operarii autem pauci , itc et vos in vineam nicam ; » hoc sibi proposit'jm scquendum esse duxit, et apostolico niuneri jam matnrus banc provihciam eligere decrevit. Prœsulibus annuentibus e regni Hispaniarum cris niovens et Cartbagenam appulsus in dissitis Americne Meridionalis plagis demandata orthodoxaî fidei prœdicandae , et dilatandœ munia ita jugiter incredibili et inenarrabili cbaritate et conslantia ad obitum usque implevit , ut quamplurima Etbnicorum millia ad Christi ovile per salutare regeneralionis lavacrum adduxerit : omnibus interea ad terendam christianaî perfectionis et salulis œternae semitam sublimissimarum virtutnm exercitio ducem se exhibens, sicuti ex inquisilionis apostolico; tabulis aperle colligitur. Postquam itaque Sa. Me. Benedictus Papa XIV decreto lato octavo kalcndas octobris anno MDCCXLVII, virtutes a Ven. Pelro Claver exercitas ad beroicitatis gradum pervenisse declaraverit, caussse ejus postulatores ad sanctitatem illius plenius comprobandam , quo altarium honores assequi valerel, praeter alia permulta signa a quibus perquirendis delegati judices abstinuerunl, ex qiiadraginta in processibus enumeratis, duo miracula selegerunt, ut formaliter ac de more probarentur. Quœ discussa primum in anteprœparatorio Sacrorum Rituum Congregationis cœtii quarto nonas martii anno MDCCCXXXIV pênes Cl. INIe. Caroluni Mariam cardinalem Pedicini causœ relatorem, deinde in pr^eparatoriis coniitiis erectis in palatio apostolico Quirinali tertio idus Augusti, anni MDCCCXL, ante Punos. cardinales Sacris Ritibus addictos, demum in generali convcntu undecirao kalendas septembris, anno vertente coram SSmo. Domino Nostro Pio Papa IX, ubi a Rmo. cardinali Patrizi causa; relatore, proposito dubio : — An et de quibus miraculis constet in casa et ad effectum, de quo agitur? Rmi. cardinales cactcrique patres suffragia singuli protulerunt.

Quibus attente auditis SSmus. Dominus supremam suam sentcntiam dicere protrahens , benignissimis verbis eosdem dimisil , ac prœserlim

hortatus est ad procès Deo in Imjusmodi gravissimo judicio fundendas. Adhibitis aulem precibus , Sanctitas Sua quin diutius differrel, hac die dominica XI post Pentecosten récurrente , mentem suani patefaccre statuit. Ideo sacro peraclo ad S. Pantaleonis Martyris Congregatiouis clericorum regularium Mairis Dei Scholarum Piarum ob natale S. Joseph Calasanctii illoruni institutoris ad adnexuni collegium accersivit Rmos. cardinales Aloisium Lambruschini Episcopum Portuensem , S. Rufinaî et Cenlumcellaruni , Sacrorura Rituum Congregationis praefectoin , et Conslaulinum Patrizi urbis vicarium causfc relatoreni una cum R. P. Andréa Maria Frallini S. Fidei promotore ac subscripto me secretario , quibus adstanlibus solemuiter pronuntiavit : — Conslare de duobus miraculis tcrlii generis a Deo patratis invocato Yen. Pelri Claver auxilio : — Scilicet de primo : Subilie perfect^que sanationis puellae Mari.e de Terres ah iuvcteralo aucvrysmale a kesa dexteri brachii in miltcndo sanguine arteria ad magnum tmnorem distenlo : — De ahcro : — Instantaneai perfectaîque sanationis Michaelœ Garzia de Saavedra tertio gestationis mense ad exlremum perductse a mctritide , seu uîeiî!i inflammatione , lethalibus stipala symptomatibus. :■

Hoc aulem decretum ia Sacrorum Rituum Congregationis acta refcrri et vulgari pra^cepit sexto kalendas septembris , anno MDiGG€1XL\jHLïj

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InlroducUon de la cause du Yéncrcdde Gérard Majella, RédemptorikdP-'''^

Pecuiiarera sui inslilutionem dum auspicarelur^ inclyta Congrè^iftlô Sanclissimi Redemptoris ad animaium salutem prceserlim in regno uîriiisque Sicilia} a Divina bonitatc excitata , non sine Dei consilio specialem pariter utilitatem est assequuta , nimirura ut Alumni Laici coha;rentis sibi pcrfectionis exempta prœ oculis haberent in Yen. fr. Gerardo Majella , sicuti Saccrdotibus in omni virtufum génère prœibat, eosque edocebat cxemplo Sanctus ipse Alphonsus Maria de Ligorio inslitutor. Mûri, qua3 est civitas in Lucana provincia primas vit« auras hausit , atqnc in simplicitate , morumque integritate semper ambulans erranlibus pro modulo suo , studiose vcro ac solerter viam salulfs ostendit; quumque per aliquot annos inter Alumnos recensitœ Congregationis SSmi. Redemptoris sancte commoratus fuisset , in collegio oppidi Caposele nuncupati diœcesis Compsanœ ultimam lucern aspexit anno MDCCLY trigesimo œîatis suœ jam inchoato. Adornatis propterea ex pervagalione famœ sanctilatis , virtutum et miraculorum Yen. ipsius fr. Gerardi per Rmum. Archiprsesulem Compsanum et Antistitem Muranum ordinariis inquisitionibus juxta rcceptum morem , omnibus

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dcintle rite dispositis in ordinariis Sacrorum Riluum comiliis habilis subscripla die ad Quiriaales ^Edes , per Emiim. et Rmuni. Dominum cardinalem Joseph Mezzolanle caussœ relatorem ad humillimas preces R. P. Domiuici Centore primodictiie Gongregationis sacerdotis professi caussœque postulatoris sequeus propositum fuit dubium , niniirum, — An sit signanda commissio iutroductionis caussœ ejusdem Yen. Viri in casu , et ad effectum , de quo agitur ? — EEnii. ac RRmi. Patres Sacris Ritibus prœpositi , allatis omnibus mature consideratis , riteque libratis, auditoque R. P. D. Andréa Maria . Frattini Fidei Promotore , qui scripto , et voce suam scntentiam apcruit , rescribendum ccnsuerunt : Signandam esse commissionem , si SSmo. Domino Nostro placueril. Die H mense septembris , anno 1847.

Super quibus omnibus facta postmodum SSmo. Domino Nostro PIO PAPyE IX, per me subscriptum secretarium fideli relatione, Sanctilas Sua bénigne annuit, commissioncmque iutroductionis caussai Yen. Servi Dei fr. Gerardi Majella Laici Professi Gongregationis SSmi. Redeniptoris praedicti propria manu signavit die 17 recensitis mense et anno.

Décret validant le procès fait dans la cause de la Vénérable Germaine 'i^^.

Toulouse. ,i:isbàn(

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In Ordinariis Sacrorum Rituum Gongregationis coniitiis hâbitiè" subscripta die in Palatio Aposlolico Quirinali ad humillimas preces R. D. Jacobi Ganonici Estrade postulatoris caussse beaîificalionis Yen. Servœ Dei Germanse Gousin Yirginis Saicularis Oppidi Pibrac Tolosanœ Diœcesis ab Eminentissimo et Reverendissimo Domino cardinali Aloisio Lambruschini Episcopo Portuensi , S. Rufinte , et Gentumcellarum recensitsc Sacra; Gongregationis praifecto caussocque ipsius relatore proposito sequenti dubio : — An constet de validitate processuum tam apostolica quam ordinaria auctoritale construclorum in hac caussa , testes sint rite et recte cxaminati, et jura producta légitime compulsata in casu et ad effectum de quo agitur ? — Sacra eadera Gongregatio , omnibus rite diligenterque examinatis , auditoque R. P. Q. Andréa Maria Frattini Sanct;ie Fidei promotore , qui scripto et voce suam scntentiam aperuit, rescribendum censuil: — Affirmative, — sed depositiones testium lY, XXII, XXIY, XXYI, XXYII processus informativi habeantur loco adminiculi, et consulendum Sanctissimo pro sanatione ad cautelam omissiouis subscriptionis alterius subpromotoribus Fidei. Die 22 mense julio anno 1848.

Super quibus omnibus facta postmodum Sanctissimo Domino Nostro

— Uî - Pio Papa IX pcr me subsoriplum sccretarium fulcii relaiione , Sanclitas Sua in omnibus bénigne annuil, rescriptumque Sacnie Congregationis (onfirmavit, prœdictamquesubseriptionis omissionemad cautelamsanavit. — Die 28 recensitis mense et anno.

— Un décret du même jour valida le procès de la cause de Benoît Joseph Labre. Le cardinal Patrizi est promoteur de cette cause. Un missionnaire du Précieux Sang en est le postulateur.

hécrct dédarant Vliéroïchc des vertus du Y. Antoine-Marie Zaccaria , fondateur des Earnabites.

N. S. et Sauveur J.-C. envoie les ouvriers dans sa vigne selon la nécessité des temps. C'est ainsi qu'au seizième siècle, l'Eglise fut assistée par plusieurs saints qui pratiquèrent toutes les vertus à un degré héroïque, et lurent animés d'un grand zèle pour le salut des âmes. On doit compter parmi eux le vénérable serviteur de Dieu Antoine-Marie Zaccaria , fondateur des clercs réguliers de S. Paul, nommés communient Barnabites. Il naquit à Crémone en JoOÔ, d'une famille distinguée. Ayant perdu son père dans sa jeunesse, il s'adonna à l'étude de la médecine, qu'il abandonna bientôt pour une meilleure carrière. Il entra dans la milice ecclésiastique , et voulant, selon le conseil de l'Apôtre, ne pas s'impliquer dans les affaires séculières, il laissa à sa mère son patrimoine qui était assez riche. Il ne s'occupa plusalors que du salut des âmes. Son exemple, ses prédications, ses écrits contribuèrent elTicacemenl à réformer les mœurs, à faire fréquenter les sacrements et à rétablir la discipline dans le clergé. Se faisant tout à tous , et dans la vue de convertir les fidèles de toute condition et de produire des fruits durables, il réunit quelques compagnons et il institua la Congrégation des clercs qui furent désignés plus tard sous le nom de Barnabites. Il établit aussi des congrégations de personnes mariées et de vierges qu'il nomma Angéliques. Brisé par ses travaux , il mourut le 5 juillet 1559. La réputation de sa sainteté se répandit à ce point que les honneurs des autels lui furent rendus aussitôt après sa mort ; S. Charles Borromée célébra la messe devant son image. Lorsque Urbain VÏII publia en 1654 les décrets qui prohibaient le culte des serviteurs de Dieu qui n'avaient pas la possession centenaire , les clercs régiiliers de S. Paul , se conformant aux ordres du S. Siège , ôtèrent des autels l'image de leur fondateur , et le culte du V. Zaccaria cessa entièrement. La cause fut abandonnée, parce qu'on crut que les décrets d'Urbain VIH exigeaient la preuve directe pour ce genre de causes. Dès que Benoît XIV eut décidé

en 1 74;1 qu'on pouvait admettre la preuve suljsidiaire , les Barnabites s'empressèrent d'en faire le reeueil. Les malheurs du temps firent que Tenquête ordinaire ne se termina qu'en 1803. Pie YII signa la commission d'introduction de la cause en 1806. Les doutes sur le culte , sur la réputation de la sainteté en général, sur la révision des écrits , furent ensuite décidés favorablement, et l'on commença l'examen de l'héroicité des vertus. La congrégation antipréparatoire se fit le 8 mars i82o dans la maison du cardinal Yidoni , alors rapporteur de la cause , et la congrégation préparatoire eut lieu au Quirinal le 26 avril 1851 , devant les Rmes. cardinaux préposés aux Rites. Enfin le 8 juin 1853, dans une assemblée générale tenue au Vatican en présence de Grégoire XVI , les cardinaux et les consulteurs donnèrent leur avis. Grégoire XVI , ne voulant pas porter de sentence, laissa dans les actes de la S. G. des écrits qui devaient n'être ouverts que par l'ordre du Pape ; il déclara pourtant que cela ne devait pas préjudicier à la cause , puisque rien dans les actes n'y mettait obstacle. N. S. P. le Pape Pie IX , ayant eu connaissance de ces choses, examina toute l'affaire par lui-même; après avoir pesé mûrement les écrits laissés par Grégoire XVI, il voulut qu'on examinât avec le plus grand soin , non-seulement les actes de la cause , mais aussi les suffrages des cardinaux et des consulteurs qui avaient opiné presque unanimement pour la déclaration de l'héroicité des vertus du V. Zaccaria. Après de nombreuses prières , le S. Père ne voulut pas diflérerplus longtemps la manifestation de son décret. Le 2 février 1849, ayant appelé le cardinal Lambruschini , préfet de la S. G. des Rites, ainsi que le promoteur de la foi , remplissant en cette occasion les fonctions de secrétaire de la S. G. , le S. Père, ayant offert le sacrifice dans l'église archiépiscopale de Gaëte , décréta publiquement selon le décret de Benoît XIV , de 1741, qu'il constait de l'héroicité des vertus pratiquées par le V. Antoine-Maria Zaccaria , de sorte à pouvoir procéder à la discussion des quatre miracles requis pour la béatification. — Gaète, 2 février 1849. "ff. .i-j!. .-■•Hftrp

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