DÉCRET
Comme il paraît en général et par ce qui a été voté sur la lettre de Rubens, relative à la communication qu'a envoyée la reine-mère au prince d'Orange touchant la trêve et par ce que don Gonzalès y a ajouté : mais en avertissant ma tante et les ministres qu'ils doivent rendre compte à temps de leur conduite et qu'ils ne peuvent défaire ce qui a été fait et accuser ma tante de quelque faute, s'il en avait été commise une, en rendant ce compte trop tard, tout en chargeant la reine-mère d'une part de la faute, il faut que l'on écrive à ma tante et aux marquis de se conduire dans cette afifaire avec beaucoup de tact et de prudence, de ne s'engager en rien sinon avec l'assurance du succès et en montrant à la reine-mère que ma tante ne s'engage en ceci que pour faire son devoir en assistant la reine-mère, mais, si la chose n'est pas faite, elle n'y entrera d'aucune manière à cause de son expérience de l'artifice et de la mauvaise foi avec lesquels ont procédé les Hollandais dans les derniers traités.
DCCXIX
COPIE D'UNE COMMUNICATION i3 septembre i63i.