‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 120 sur 224 · Marigny a Soufflot · texte numérisé non relu

Marigny a Soufflot

Fontainebleau, 7 octobre 1765.

Voilà, Soufflot, une demande de Mme la Comtesse de- Baschy ; vous êtes au fait de ce dont est question.

J'aime M. et Mme de Baschy (2) et serai toujours très aise de les obliger, mais je crains que l'effet de leur demande ne tire à de très dangereuses conséquences, car ce qui s'est fait une fois pouvant se faire dix, vingt, trente et cent fois, comment refuser certaines protections qu'il est si facile de mettre en œuvre ?

Je voudrais donc, Soufflot, qu'en réponse à ma présente vous m'écrivissiez une lettre ostensible à M. de Baschy, dans laquelle vous démontreriez l'impossibilité de la chose, ou du

(1) Au « travail du roi » du 8 août.

(2) M. Le Normant d'Etiolés avait une sœur, Charlotte-Victoire Le Normanl, mariée vers 1740 à M. de Bascbi. Devenue marquise de Pompadour, Mme d'Etiolés fit d'abord charger M. de Baschi des affaires de France à Munich, puis elle le fit nommer ambassadeur au Portugal, et' elle présenta sa belle-sœur à la Cour [Mémoires du marquis d'Argenson.. Mémoires du duc de Luynes.]

moins l'énormité des inconvénients qui en résulteraient ; je suis décidé au refus, mais je voudrais le colorer aussi honnêtement qu'il est possible.

Il est certain que M. de Baschy est le premier qui se soit avisé de faire pareille demande.

Archives Nationales, O1 1252.

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