SOUFFLOT A MaRIGNY
Paris, le 11 octobre 1765.
Monsieur, la manufacture des Gobelins est plus mal que jamais ; car les entrepreneurs, ainsi que celui de la Savonnerie, n'ont plus de ressource pour payer les ouvriers; cela n'est pas étonnant puisqu'il est dû à présent aux deux [manufactures plus de 200.000 livres, et qu'elles ont besoin, si vous voulez les maintenir, de secours efficaces.
Vous avez accordé à M. de Brou deux pièces de la tenture de la Chancellerie qui ont chacune cinq aunes trois bâtons de cours sur trois aunes un bâton de hauteur, en les payant avec le rabais du tiers ; on y a mis ses armes et on pourra les lui délivrer si vous voulez bien en donner l'ordre, elles lui reviendront à 4.384 livres 13 sols 5 deniers. Ce sera encore, Monsieur, un petit secours pour ces entrepreneurs; mais tout cela est bien peu de chose vis-à-vis de la dette qui augmente journellement, malgré le travail qui se fait pour le dehors (1)«
Archives Nationales, G1 1246.
(r Cf. une lettre de Marignyau contrôleur général du 12 octobre 1765 : « Cette manufacture des Gobelins, unique en son espèce et toujours en-