‹ Correspondance de Soufflot avec les directeurs des bâtiments concernant la manufacture des Gobelins, 1756-1780Chapitre 72 sur 224 · SOUFFLOT A MaRIGNY · texte numérisé non relu

SOUFFLOT A MaRIGNY

Paris, le 26 octobre 1760.

Monsieur, la difficulté que craint M. Neilson ({) serait pour lui d'une plus grande conséquence que le marguillage ; l'article qu'il cite, Monsieur, dans son mémoire que vous m'avez adressé, est conforme à l'imprimé ; mais comme il l'observe ensuite, il n'y est point parlé de la succession ascendante ou collatérale ; cependant il est bien expliqué que les ouvriers après dix ans de travail seront tenus et réputés pour vrais et naturels sujets du Roi, encore qu'après les dix années ils se fussent retirés ; ils doivent donc hériter comme vrais et naturels sujets, et par conséquent des oncles qui ont été naturalisés comme celui de M. Neilson, en rapportant l'extrait de l'édit avec le certificat qu'il vous supplie de lui donner d'apprenti, de compagnon et d'entrepreneur ainsi qu'il l'explique ; la perfection qu'il a su mettre dans la basse lisse, les soins qu'il a pris et les frais qu'il a faits, les peines qu'il se donne pour que cette partie aille de mieux en mieux, le

(1) Neilson était écossais. Or, en vertu du droit oVaubaine, un étranger, en France, ne pouvait ni être légataire, ni succéder ab intestat, en vertu de la règle : aubains ne peuvent tester, aubains ne peuvent succéder (Loisel, règl. 68).

rendent bien digne de votre protection et des mesures que vous voudrez bien prendre pour qu'il ne perde pas une succession qui est considérable pour lui et ses enfants.

Archives Nationales, Ox2045.

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