‹ Correspondance de Thomas Lindet pendant la constituante et la législativeChapitre 172 sur 217 · CXCVI. — Au même. Paris^ le 20 septembre · texte numérisé non relu

CXCVI. — Au même. Paris^ le 20 septembre

Mon frère, il sera chanté dimanche un Te Deum.

Le roi ne communiquera pas avec le nouveau clergé.

Le roi n'a point voulu du cordon bleu réservé à lui seul et au prince royal.

Le roi avait l'air de mauvaise humeur le jour de l'acceptation.

Mais le jour de la fête a été plus heureux. Les jardins des Tuileries ont été plus illuminés que de coutume. Le roi,

(i) Commune du district de Louviers, canton d'Amfreville-la-Campâgne

(Eure).

la reine et le dauphin se sont montrés plusieurs fois dans le jour aux fenêtres, et le soir ils ont été en carrosse, sans gardes, voir les illuminations des Champs-Elysées et les fêtes qui y étaient préparées. La reine va suivre les spectacles. On ne pensera plus à la Révolution dans quelques jours.

Nous terminons nos séances le 30. Vous commencerez le I*' octobre : si vous n'êtes pas arrivé, vous aurez perdu peu de chose aux premiers jours.

Je ne sais comment on nous verra partir. M. d'Epremesnil fait force placards, pour nous sommer, de par le peuple souverain, de rendre nos comptes. Il n*est pas content de celui de M. de M ontesquiou ; il avertit le public que nous allons fuir tous farcis d'assignats.

P.-S, — J'ai envoyé un griffonnage de mandement ( i ) pour un Te Deum ; j'ai prié qu'on l'envoie à Bernay pour dimanche, imprimé ou non. (Papiers R. Lindet.)

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