‹ Correspondance de Thomas Lindet pendant la constituante et la législativeChapitre 209 sur 217 · CCXLI. — Au même. Bernay, le 2 septembre · texte numérisé non relu

CCXLI. — Au même. Bernay, le 2 septembre

Mon frère, la querelle des administrateurs provisoires peut devenir de conséquence. La division dans Paris serait un signal funeste, qui appellerait l'ennemi et les mauvais citoyens.

Vous proclamez l'empire de la philosophie : défendra son trône qui pourra, La loi du divorce refroidira quelques patriotes. Cependant, dans les circonstances

OÙ nous sommes, tout passera. N'avez-vous pas en vue que Louis XVI use le premier de la faculté du divorce ? Je crois qu'on ne se réconcilierait pas avec lui, même à ce prix.

Je tremble qu'il ne vous prenne la tentation de rayer la liste ecclésiastique comme vous avez fait la liste civile.

Les appels nominaux ont été lus à la Société d*Évreux. Vous y avez été applaudi. Évreux vous veut député. Évreux veut MM. Buzot et Vallée. Évreux voudrait que je fusse député pour le compte d'un autre district.

... Je voudrais que la séance fût finie et n'y figurer ni avant ni après.

[En post-scriptum, Thomas Lindet raconte qu'il a chanté le Veni creator dans l'église de l'abbaye : que quatre-vingts curés sont électeurs : € Cela annonce, dit-il, qu'il n'est pas temps de confondre l'autel avec le trône pour ce pays-ci : ils espèrent que je leur servirai de paratonnerre. »]

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