AU CONNETABLE
DijûD, 31 juillet io63.
Monseigneur, Monsieur de Vantoux m'a faict entendre que luy aviés dict que l'on avoit tenu les champs sur quehjues-ungs de vos subjectz et que en estiés fort malcontent, occasion que je vous ay bien voulu faire ce mot pour vous asseurer que ce a esté sans mon sceu, et que voz gens ne m'en ont rien faict entendre, car en toutes choses qui vous concernent par deçà, je y ay tousjours faict ce que j'ay peu avec bonne délibéracion d'y continuer, et vous faire toute ma vie très humble service ; vous voulant bien asseurer. Monseigneur, que s'il y a heu
DE GASPARD DE SAULX-TAVANES ioO
quelques-ungs, ilz ne sont de ma compaignie, car je ne les soufYre aux champs en façon quelconque. Je me feray informer de ceulx qui vous ont si peu respecté, affm de, si m'est possiljle, vous en faire faire raison, de façon que en aurez contantemant. Au demeurant, Monseigneur, Messieurs des Estatz envoyent par delà leur greffier pour le faict du sel. Il vous a tousjours pieu grattiffier le pays; je vous supplie très humblement les avoir pour recommandez.
Monseigneur, etc.
De Dijon, ce derreuier de juillet 1563.
Bibl. Nal. — Fonds françaU. Mi. iCii, f. -21. — Miautc.