‹ Correspondance des Saulx-Tavanes au XVIe siècleChapitre 184 sur 226 · AU COMTE DE CIIARNY · texte numérisé non relu

AU COMTE DE CIIARNY

Soptcmbro loSO.

Monsieur, aiant esté adverty de plusieurs lieux que le capitaine Emery Beavieu, ung qui se nomme Saint Denis et ung autre se faisant apeller César avec deux ou trois cens chevaulx et huict cents harquebuziers, ensemble d'autres capitaines sont du costé de Saint Seine en l'Auxoisà huict ou dix lieues d'icy, je n'ay voullu faillir vous le mander; et comme j'ay envoie parmy eux pour en sçavoir nouvelles, aiant ce pendant faict renforcer les gardes en ceste ville et mandé à quehjues gentilzliommes de ma compagnie du costé de Beaune de me venir treuver, il est à craindre que l'entreprise des susdites troupes soit aussi tost ou plus sur une des villes de vostre gouvernement que sur le Conté. Je suis assuré qu advertirés toutes les villes qui en dépendent de se donner bonne garde, et (piant i\ celle icy, vostre présence y est fort reipiise et promtement, ainsi que le sieur de Chamblay cpie j'ay prié vous aller treuver ex prés vous fora plus particulièrement entendre. Attendant ce qu'il vous plaira adviser, je suis prest à exécuter vos connnandements. Me recommandant en ceste volonté très humblement à vos bonnes grâces, je sui)lie le Créateur, etc.

Soplc'.uljic IjSO.

o08 CuUaiùSl'UNDANCE

Qiu>l({no.;-uiis iloubloiil que les landsqueiictz soient (raccoril avec lesdicts capitaines et que Montfort soit aussi de la partie. On lient (]ue ceulx du Bassigny sont en campagne ; j'ay envoie pour le sçavoir.

Bihl. N:it. — Fonds français. — M«. 467.i, f. ÎIO. — MiniUo.

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