M. de la Boiilaya à M. de Serre
Paris, mardi 7 mars 1820.
Hier, à la Chambre, j'ai fait vos tendresses au duc de Broglie en termes adaptés.
M. le duc de Richelieu a reçu votre lettre. 11 compte sur vous et vous prîe de croire qu'en vous attendant on fait ici l'indispensable et pour \o mieux.
Royer lui a promis son appui, ou du moins des efforts silencieux pour la presse et les journaux, sauf de très-légères modifications.
On vous enverra un discours assez remarquable du général Foy^
Notre Chambre, en très-grande majorité, veut <|ue les journaux soient muselés et que l'on s'occupe le plus tôt possible de substituer à la censure de fort(\s dispositions répressives. C'est aussi mon avis.
On aura la loi de sûreté à inie moindre majorité.
M. Decazes est arrivéauGibeau*, à sa terre, en bonne santé. M""* Decazes, M""*" Princeteau et Mir-
* La discussion sur le projet de loi qui suspendait la liberté in* dividuelle s'était ouverte le 6 mars. — Voyez V Histoire du goiivernement parlementaire f par M. de Hauranne, t. V, p. /«â3-W>, et les Discours du général Foy. t. I*"", p. 19 hU.
* Arrondissement de Jonzac (Charente-IrifJrieure).
Ijcl l'accompagnent. Tout ce qu'on a débité d'insultes en route est de toute fausseté.
Reposez-vous, rétablissez-vous et aimez-moi, mes clicrs et bons amis, comme je vous aime. Je vous quitte pour aller à ma commission des journaux, puis à celle du budget, puis à la Chambre, etc., etc.