M. de Serre à M. Germeau
Nice, 15 mars 1830.
Je reçois, monsieur, vos lettres des 6 et 8 et vous en remercie. Tous les détails qui me mettent au
horreurs de la dëvastationi nous aurions souffert les outrages d'hommes que, pendant trente ans, nous avions vus dans T humiliation et dans l'ignominie? (Les plus violents murmures s'ëlévent â droite.)
M. DE Cordât» S6 levant et descendant de la droite. Vous êtes un insolent. (Le même mouvement ëclate dans toutes les autres parties de la salle.)
M. LE PRÉSIDENT. Je rappelle à l'ordre et au respect qu'il doit à la Chambre le membre qui s'est permis l'emploi d'une telle expression. (Moniteur de 18!20, p. 336.)
Le gënëral Foy continua son discours sans répondre à M. de Corday.
Le lendemain» MM. Foy et de Corday, assistés de quatre témoins, se rencontrèrent au bois de Romainville. Le général, favorisé par le sort, tira en l'air ; son adversaire en fit autant. Puis ils se rapprochèrent l'un de l'autre, s'expliquèrent franchement et se donnèrent la main. — Voyez les Discours du général Foy, t. P', p. 51, et l'Histoire du gouvernement parlementaire, par M. de Hauranne, t. V^ p. /Ji9.
a» CORRESPONDANCE.
courant de la situation à Paris et dans les départements me sont très-précieux. Je vous prie toujours de me les continuer.
Les derniers froids m'ont été contraires; j'espère n'en plus trouver à mon arrivée à Pacis. Ma famille ici se porte bien.
Au revoir, monsieur. Croyez à ma considération et à mon attachement.
H. DE Serre.
M'"*" de Serre vous remercie de vos lettres et vous fait tous ses compliments.