‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 186 sur 247 · Le baron Pasquier à M. de Serre · texte numérisé non relu

Le baron Pasquier à M. de Serre

(38 mai 18^0], deux iieures.

Mon cher ami.

Peut-être irai-je vous voir dans une heure, mais, comme cela n'est pas sûr, je veux vous dire que nous sommes fortement travaillés par la fin du discours de Royer-Collard^ et par l'annonce de l'amende-

* Là discussion sur l'article I®' avait commence le 27. — Voyei la Vie politique de M. Royer-Collardy par M. de Barante, t. II,

ANNÉE 18â0. h37

ment que Camille Jordan doit faire demain et dont je vous ai parlé hier. Beugnot, le brave Beugnot, en était ce matin tout interloqué.

Cependant cet amendement ne nous donne aucune sécurité, ni aucun autre qui ne changera pas le principe de la loi qui est précisément ce que Royer veut •conserver. Je pense donc qu'il est de la plus haute importance de bien établir cette vérité, car, si ce malheureux amendement passait, il nous ruinerait au présent, et pourrait bien nous couper bras et jambes sur tout ce que nous pourrions vouloir faire après.

Comment êtes- vous? vous sentez-vous trop fatigué?

Mille et mille amitiés ,

Pasquier.

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