Le duc de Richelieu à M. de Serre
Lundi [5 juin 1820].
Veuillez bien, monsieur le garde des Sceaux, ne pas oublier d'engager MM. Bellart et Jacquinot à venir chez vous demain, vers midi, pour parler de l'affaire de Lallemand. J'ai engagé MM. Laine et de Villèle à s'y trouver.
Mille compliments et amitiés.
Wk CORRESPONDANCE.
eiO. — M. de Serre à MM. Corbière et de ViUèle.
[6(?)juîn 1830.]*
M. Laine a dû vous prévenir sur cette proposa lion, que je ne supposais cependant pas que l'opposition fît jamais.
^' , Samedi et depuis j'aurais voulu en conférer avec '"•• Vous. Toutes ces convulsions intérieures et extérieures ont absorbé le ministère.
Il faut absolument remettre à demain et d'ici là nous entendre.
Voyez si et avec qui vous voudriez une conférence.
^ Le G juin, la séance de la Chambre commença comme la prë- <îédente. M. de Serre repoussa les attaques de M. Benjamin Constant, et, malgré les efibrts de M. Manuel, la discussion sur la loi •(électorale fut reprise. Cependant l'agitation populaire était loin de se calmer : il fallut employer la gendarmerie à cheval et les dragons de la garde pour déblayer la place Louis XV et la rue de Rivoli.— Voyez les Discoursy t. II, p. 156-16/j, et V Histoire de h Restauration^ par M. de Viel-Castcl, t. VIII, p. 578-587.
ANNÉE 1820. leS