M. de Serre à M. Guizot
Paris, 17 juillet 1820.
J'ai le regret d'avoir à vous annoncer que vous avez cessé de faire partie du Conseil d'État. L'hostilité violente dans laquelle, sans l'ombre d'un prétexte, voua vous êtes placé dans ces derniers temps contre le gouvernement du Roi, a rendu cette mesure inévitable. Vous jugerez combien elle m'est particulièrement pénible. Mes sentiments pour vous me font vous exprimer le désir que vous vous réserviez pour l'avenir, et que vous ne compromettiez point, par de fausses démarches, des talents qui peuvent encore servir utilement le Roi et le pays.
* L'ordonnance qui nomme MM. Royer-Collard et Camille Jordan conseiUers d'État honoraires est datëe du 16 juillet ; elle parut dans le Moniteur du SO.
m. îfâ
JM CORRESPONDANCE.
Vous jouissez de 6,000 frauics sur les Affaires étrangères ; ils vous seront conservés. Croyez que je serai heureux, dans tout ce qui sera compatible avec mon devoir, de vous donner des preuves de mm sincère attachement.
H. DE Seîire.